Visa pour l'image - Le mythe du photo-reporter toujours vivant à Perpignan

Envoyé spécial Hélios Molina - 3 septembre 2015
Visa pour l'image, un festival incontournable du photo-reportage a lieu depuis 27 ans à Perpignan à la fin du mois d'août. Les projections nocturnes, dans une mise en scène irréprochable, gomment une cruelle actualité très présente dans le lot d'expositions.

©Photo de Pascal Maitre "Fleuve du Congo"

Le succès est au rendez-vous de la 27e édition de Visa pour l'Image, un festival qui retrace les événements les plus marquants de l'année écoulée. Les expositions gratuites sont à la limite de la saturation; cette réussite fait taire les critiques du public ou des Perpignanais qui criaient leur lassitude face à un lot d’expositions montrant misères et guerres de la planète. Le directeur et fondateur du festival, Jean-François Leroy, a semble t-il entendu les voix de ceux qui délaissaient ces rencontres. Lors des soirées de projection dans le magnifique Campo Santo (derrière la cathédrale), les thèmes graves passent quasiment inaperçus, tant les sujets plus légers ou d’archives sont nombreux.

Parmi les expositions officielles, quelques belles perles

Edith Piaf, Joe Cocker et Billie Holiday, dans une superbe suite de photos et une mise en scène irréprochable, effacent les histoires de viols, de conflits en Syrie ou en Afrique. Musique envoûtante et nostalgie à l'appui. Le public semble goûter ces clichés vieux d'un demi siècle mais le photojournaliste se sent lui, bien seul.

Parmi les vingt-six expositions officielles, quelques belles perles. Par exemple, le Pérou vu par l’œil de Juan Manuel Castro Prieto est d’une rare beauté. Sous un éclairage sociologique, ses photographies de personnages et de villages reculés des Andes nous font pénétrer dans les arcanes de l’art. C’est par ce genre de travail que le photojournalisme peut espérer trouver un débouché parfois inespéré : entrer dans le monde des collectionneurs et des galeries d’art.

La puissance de feu du National Geographic nous laisse aussi rêveur. Pascal Maitre a joliment réussi son coup avec son Fleuve du Congo, reportage au cœur d’une légende. Une lumière saisissante, un cadrage fabuleux, des premiers plans inhabituels. Tout semble parfait dans le monde photographique de l’éditeur américain. Pas de fausse note mais du grand spectacle. Trop pour certains qui demandent au cliché plus d’authenticité, plus de rugosité.

Mais dans l’univers du photoreportage comme dans notre société, il y a les bien lotis (les pros avec des moyens techniques ou logistiques colossaux) et les débrouillards, de plus en plus nombreux, avec de faibles moyens et sans assurance d’être publiés, et qui vivent souvent dans la précarité.

Hélios Molina pour Micmag.net à Perpignan



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