- Musique

Alice In Chains : Une messe noire metal grunge embrasse l’Olympia !

Jean-Christophe Maryy - 29 mai 2019
Hier soir, le groupe culte de Seattle, au bel univers metal influencé par Black Sabbath et Led Zeppelin, a électrisé l’Olympia

Dans la salle archi bourrée, c’est complet depuis des semaines, l'ambiance, est aussi chaleureuse que bonne enfant. Physique d’éternel adolescent, lunettes noires, veste en cuir et baskets Converse aux pieds, William DuVall ouvre le set avec « Bleed the Freak » titre issu du premier album, Facelift, sorti en 1990. 

D’entrée le quatuor alterne entre titres anciens et les nouveaux issus de « Rainier Fog » (Bmg). Sur la mélodie torturée, pleine d’angoisse de « My Brain », les guitares deviennent soudainement plus lourdes, pleine d’attaque. 

Depuis les débuts, les chansons s'inscrivent dans la pure tradition d’un metal hard rock lourd et bluesy ce qui donne au concert ce coté magique et intemporel tel ce « Them Bones » Le charme opère et le public entre en transe. Les musiciens passent en revue les titres phare du groupe parmi lesquelles « Dam That River,Hollow, Your Decision », sans oublier les classiques qui fonctionnent comme un juke box des 90’s « No Excuses, We Die Young, Angry Chair ou Man in the Box ». Sur l’excellent « Rainier Fog » la guitare de Jerry Cantrell devient mordante, broie les structures harmoniques telle une scie sauteuse. A l'intro de « We Die Young » la basse ronde enveloppe et les rythmiques hypnotiques, répétitives et échafaude un mur de son impressionnant qui rappellent Tool, en plus amplifié. La magie opère de bout de bout grâce au charisme de William DuVall qui possède une voix en acier trempé. 

Sur scène, les titres entrent dans une nouvelle dimension et donne ce mélange de puissante folie destructive, de violence et de tragédie entrecoupée de moments d’accalmie. Mélodies torturées, guitares électriques qui pilonnent, les américains sont sans équivoque les maîtres de ce courant metal grunge qui balaya la planète au cours des 90’s. Ballades rock cotonneuses, halo de lumières stroboscopiques, voilà une sorte d’hallucination auditive dont on ne se lasse décidément pas. L’autre grand moment de la soirée est sans conteste le funeste « Down in a hole », déchirant, où les paroles se passent de commentaires et où on sent flotter dans la salle le fantôme de Layne Staley, leeur chanteur disparu en 2002. Plus qu’un hommage au chanteur disparu, William DuVall incarne l'âme du groupe au bord du précipice, à bout de souffle quasi sur chaque fin de phrase sans jamais s’effondrer.

Au rappel, la musique est nourrie de guitares encore plus lourdes, plus saturées. La magie opère encore plus fort sur le magnifique « The One You Know » ou « Got Me Wrong » où la guitare de Jerry Cantrell fait des merveilles. Durant 1h45, les titres auront fait mouche jusqu’aux tubesques « Would? et Rooster » à travers un mur de lumière aveuglant. Une soirée bénie pour les amoureux nostalgiques de déflagrations soniques metal et grunge des 80’s.

Jean-Christophe Mary

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