- Musique

Un nouvel album et l'Olympia, le retour de Brian Ferry

Jean-Christophe Mary - 15 juin 2017
Dans les années 70 et 80, l’élégant crooner Brian Ferry s’est affirmé au sein de Roxy Music comme l’un des auteurs compositeurs les plus raffinés de la pop britannique. 40 ans après, le timbre chaud et haut perché est toujours là... On le retrouve dans un nouvel album et, le 24 juin, à l’Olympia.

Des débuts glam rock au sein de Roxy Music, dans les 70’s et 80’s, à sa carrière solo, Bryan Ferry a baigné dans tant de courants musicaux underground (du glam rock au cabaret rock en passant par la musique progressive, la soul et le funk ) qu’il s’est forgé une personnalité de crooner chic et rétro à part, si forte, qu’il est devenu impossible de le classer quelque part.

Dans ce nouvel album, on retrouve les ambiances pop soul qui firent le succès Avalon avec Roxy Music (1982) et qu’il poursuivra lors de sa carrière  solo avec Boys And Girls (1985) puis Bête noire (en 1987).

Les nouvelles chansons d’Avonmore optent pour des structures musicales chic qui débordent largement l’univers soul funk disco pop. A 71 ans, le dandy continue de produire une musique aux sonorités chic et classieuses, en dehors du temps et des modes. Voilà des titres qui enchantent les règles de la composition, repoussent encore un peu plus les limites d’une pop bien dans son époque.

D’entrée Loop De Li s’affiche comme un tube en puissance avec cette tournerie basse batterie implacable que l’on retrouve plus loin sur Avonmore, lui aussi doté d’une rythmique disco rock implacable comme on ne les rencontre que dans les night club. Driving Me Wild développe une tournerie rythmique entêtante d’un autre genre avec une belle évolution sur le pont musical avec ce piano qui donne ce côté romantique en fond sonore, avec cette montée vrombissante des guitares sur le final. A Special Kind of Guy, morceau envoûtant à souhait qui aurait pu figurer sur Flesh & Blood ou Avalon, est chargé d’écho dans la voix, de violons et de pianos synthé qui sont sa marque de fabrique.

Sur le dansant et funk One Night Stand la basse et la batterie s’en donnent à cœur joie. A noter, également cette version décalée du Johnny and Mary de Robert Palmer, en version ballade mid tempo, où la voix caresse littéralement les mots.

Tout au long de l’album, Bryan Ferry nous offre une plongée dans les eaux calmes d’une pop séduisante et raffinée. Les notes glissent et s’enfoncent vers les territoires d’une longue rêverie avec une certaine saveur rétro romantique et dérapent vite en improvisations folles des guitares pour finir en feu d’artifice sonore. Bryan Ferry fait partie de ces alchimistes sonores qui vous ensorcellent, vous emmènent toujours plus loin, vers des contrées musicales aux paysages fantasmagoriques où l’imaginaire de chacun peut vagabonder au gré de ses humeurs et de son rythme. Une musique puissante et vibrante ouverte sur le monde. Du grand art. A l’idée de ces retrouvailles à l’Olympia, on trépigne d’impatience.

Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net
Avonmore
Bryan Ferry
Rock 17 nov. 2014

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