- Musique

St. Vincen,t Daddy's Home : Un secret de famille dévoilé sur fond de pop soul 70’s !

Jean-Christophe Mary - 
Si vous aviez encore besoin d'être convaincu que St. Vincent aka Annie Clark est l'une des artistes les plus originales de ces quinze dernières années. Pour s’en laisser convaincre, il suffit d'écouter son dernier "Daddy's Home".
Après son premier « Marry Me » (2007), le parcours musical d'Annie Clark s’est radicalisé au fil du temps et des albums. Les orchestrations se sont enrichies, sont devenues plus alambiquées, portées par textes de plus en plus introspectifs.

Cette démarche artistique s’est surtout affirmée à partir de St Vincent (2014) et Masséduction (2017) deux albums majeurs qui lui confèrent désormais cette identité pop premium et haute définition. Toujours dans l’exploration de ses zones d'ombres personnelles, le fil rouge de Daddy’s Home évoque les 10 dernières années que son père vient de passer en prison. Annie Clark s’est plongée dans la pop rock du début des 70’s qu’elle écoutait avec son père. Et cela s’entend. Ca commence dès le premier "Pay Your Way in Pain" petit clin d’œil appuyé au "Fame" de David Bowie avec de fortes influences Prince.

Supervisé par le producteur Jack Antonoff (Lana Del Rey, Taylor Swift), ce titre fourmille de bidouillages sonores plus surprenants les uns que les autres portés par des Intonations à la Joni Mitchell et autres cris perçants à la PJ Harvey. La brève intro au piano pourrait laisser entendre le départ d’une chanson de comédie musicale. Mais voilà que la basse se mets en action autour de bouillonnants wurlitzers et mellotrons. La ligne de synthé colle au "Sweet Dreams d’Eurythmics quand le mot "pain " hurlé à la volée sur les refrains fait lui clairement écho au "Fame" de David Bowie.

Les chansons de Daddy's Home ont toutes ce petit côté rétro. C'est particulièrement vrai sur l'introspectif, doux et nostalgique "Somebody Like Me » avec ce large éventail d'instruments qu’utilisaient les musiciens 70’s, le clavicorde, la guitare sitar, les pedal steel, le mellotron, le saxophones et orgue wurlitzer. Le spatial et psychédélique "Live in the Dream" est un hommage inspiré à Pink Floyd période The Dark Side of the Moon avec ce solo de guitare envoûtant à la David Gilmour. Le magnifique « At the Holiday Party » est un titre soul émouvant avec un texte particulièrement dark. "Melting of the Sun" est une ode aux femmes qui ont ouvert la voie à la libération des femmes.

Cette ballade soul fait référence à Tori Amos, Joni Mitchell et Nina Simone trois chanteuses-compositrices maltraité par le système judiciaire dans des affaires d’agression sexuelle. « Down » est un véritable machine de guerre funk doté d’un groove qui monte crescendo avec une tournerie qui vous fera perdre la tête, et là on pense bien sûr à Stevie Wonder. Sur le funk-pop « My Baby Wants a Baby » adaptée du Morning Train (Nine to Five) de Sheena Easton, Annie Clark s’interroge sur son enfance, sur sa propre maternité qui pourrait nuire à sa personnalité. Vous l’aurez compris, la musique et les références de  prennent appui sur une époque révolue, celle des années 1970. Mais comme le dit le dicton, parfois ne faut il pas regarder en arrière pour aller de l'avant ? Vivement une scène chez nous.
Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net
Daddy's Home
St. Vincent
11,99 euros

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