- Musique

King Gizzard & The Lizard Wizard éléctrisent le Zénith !

Jean-Christophe Mary - 8 mars 2023
La claque ! Jeudi 2 mars 2023 les australiens de King Gizzard & The Lizard Wizard ont fait vibrer la salle de l'Olympia pendant près de 2h de set faisant honneur à une sélection de titres issus de leur impressionnante discographie le tout porté par une énergie communicative.

Jeudi 2 mars, King Gizzard & The Lizard Wizard faisaient escale au Zénith de Paris dans le cadre de leur nouvelle tournée européenne. Une date que les parisiens attendaient avec impatience puisque le groupe n'avait pas joué dans la capitale depuis 2019 !

Après 4 ans d'absence dans une salle parisienne, les fans étaient euphoriques à l'idée de retrouver en live l’hydre à 6 têtes.Mais avant d'assister à ce come back tant attendu, le public a eu droit à une première partie de choix avec le quatuor Londonien Los Bitchos. Le rock psychédélique de ces ravissantes demoiselles mélange des influences qui vont de la cumbia au rock garage, le tout livré dans une ambiance festive où règne, joie et bonne humeur. Le quatuor monte sur scène dès 20 h pour un set rock entraînant d'une trentaine de minutes. S'il n'est jamais facile de chauffer la salle, Serra Petale (guitare, claviers), Agustina Ruiz (batterie), Josefine Jonsson (basse), Carolina Faruolo (guitare) ont réussi à capter progressivement les spectateurs grâce à leurs titres instrumentaux frais et pétillants. Défi réussi donc pour les anglaises qui repartent sous les applaudissements du public.

Gizzard & The Lizard Wizard est groupe créatif absolument incroyable

C’est à 21h que les australiens entrent dans l’arène du zénith encouragés par une horde de cris de joie de la part de fans australiens venus en masse. Gizzard & The Lizard Wizard est groupe créatif absolument incroyable qui en 10 ans ‘existence aura sorti pas moins de 22 albums. Après avoir publié 5 albums en 2017, les australiens ont lancé le nouveau pari fou de sortir 3 albums en un mois en octobre 2022.

Et le sextet débute fort avec l’un de ses titres phares « Rattlesnake ». Marqué par un son lourd, très heavy rock, ce titre donnera le ton pour la suite du show.

Et quelle suite ! Pour cette nouvelle tournée, le sextet a misé sur une set list riche et variée faisant aussi bien honneur aux sonorités pop, rock psychédélique 60’s, néo-progressif, garage que heavy metal.

Si « O.N.E ». « Ataraxia », « Wah Wah » remportent tous les suffrages et nous replongent quelques années en arrière les titres récents offrent eux aussi un très beau rendu live. On pense notamment à « Hypertension » (avec en introduction Hells Bells d’AC/DC ), « Lava », « Iron Lung », « The Grim Reaper », « The Garden Goblin » ou « Magenta Mountain ». Le son est gargantuesque, chaque titre sonne de manière équilibrée, les notes semblent réglées au millimètre. Bien sûr, on ne peut s’empêcher de regretter le départ d'Eric Moore (leur 2eme batteur) qui apportait une assise et une belle puissance de frappe à leur univers, mais Michael Cavanagh désormais seul aux commandes fait un travail absolument remarquable derrière ses fûts. Le tandem qu’il forme avec Lucas Skinner (basse) est époustouflant de justesse et de créativité. Leur jeu aussi détendu que puissant, leur énergie, tout est en parfaite harmonie. Tout de blanc vêtu, Craig Cook (guitare,chant) mène la danse. On applaudit aussi les quelques mots adressé aux spectateurs entre les chansons. Sublimée par une scénographie soignée et lumineuse avec cet écran qui diffuse des visuels stroboscopiques hallucinogènes, la performance de ce soir semble séduire le public qui s’époumone sur chaque titre. Au fil du set, on assiste à un déferlement ininterrompu de slammers qui nagent en dos crawlé au dessus des premiers rangs.

le show évolue avec des morceaux
plus acid jazz

A la moitié du set, le show évolue avec des morceaux plus acid jazz que l’on trouve sur les albums sortis en 2022 et particulièrement l’excellent « Omnium Gatherum ». Ainsi défilent « Lava », « Iron Lung », « The Garden Goblin », « Magenta Mountain » avec des ambiances psychédéliques 60’s rehaussé par tantôt par une flûte, un saxo un entrechat de guitares jazzy dans la veine de Franck Zappa ou du Grateful Dead. Plus suprenant un titre hip hop « The Grim Reaper » qui élargit un peu plus la palette sonore du groupe.

Il n’y aura pas de rappel mais des titres heavy comme « Planet B », « Hell » qui traitent de l’écologie fédèrent la foule dans une hystérie collective. Le groupe quitte la scène sur « Gaia » et ses riffs aussi puissants que dévastateurs. Ce titre finit par littéralement nous achever et nous combler de bonheur.

Désormais, on a qu’une hâte, celle de les revoir très vite.

Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net

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