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Maison Européenne de la Photographie, à Paris - Photo Genesis, le gris primal de Sebastião SalgadoStephane de Langenhagen - 10 octobre 2013 Le photographe franco-brésilien Sebastião Salgado a passé huit ans aux confins de l'Amazonie, du Pantanal, de l'Antarctique, du Grand Nord américain, de l'Afrique et de l'Indonésie. Le résultat, une exposition impressionnante qui pose ses tirages à la MEP jusqu'au 5 janvier.
2009 © Sebastião Salgado Sebastião Salgado voit la vie en gris. Son monde est fait de nuages, de brumes et de vapeurs, transpercé par de sombres éclairages, et figé depuis des temps ancestraux, préhistoriques. A l’image de ce groupe de caïmans du Pantanal aux regards hypnotiques, première tirage de la spectaculaire exposition Genesis qui se tient à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, entièrement consacrée au photographe franco-brésilien. 245 photographies en noir et blanc exposées sur quatre étages, avec un nombre de formats réduit, des grands, des très grands, des très très grands. Salgado y présente son dernier travail, la recherche de la nature à l’état originel, huit années passées aux confins de l’Amazonie, de l’Antarctique, du Grand Nord américain, de l’Afrique et de l’Indonésie. Les derniers sanctuaires de la planète revisités à sa manière. Peu de contrastes. Habitué au moyen format, Salgado a dû passer au numérique, question de pratique quand il faut parcourir des milliers de kilomètres à travers la forêt ou survoler la Patagonie en montgolfière. La différence est ténue, car les tirages sont réalisés au jet d’encre. Tous en nuances de gris, de plomb, plutôt. Les tons de la mine. C’est justement de l’état de Minas Gerães au Brésil que Sebastião Salgado est originaire, et dans son Vale du Rio Doce, la vallée où il est né, mais aussi le nom d’une des premières compagnies minières au monde et son principal sponsor, le ciel est souvent chargé, la lumière passe peu. Trop peu diront certains. Sa vision post-apocalyptique de la mine d'or de la Serra Pelada, dans du Pará, où s'agglutinaient dans la boue des milliers de garimpeiros, est dans toutes les mémoires. Chez Salgado, les paysages, la faune, la flore ou les communautés humaines qu’il débusque dans les coins les plus inaccessibles, n’ont rien de lumineux. Seule la mise en scène savamment orchestrée des personnages, femmes Zo’é en Amazonie, femmes Mursi à plateau d’Erythrée, Silènes de Papouasie, permet d’y trouver une certaine grâce. Même quand il photographie des icebergs monumentaux ou des sommets couverts de neige comme cet incroyable cliché de Big Horn Creek au Canada qui semble retouché au fusain, c’est l’impression de noirceur qui domine. « Y a beaucoup de noir ! » s’exclame une ado, assise devant une langue de glacier striée de sombre, gênée par la vision lunaire du photographe, et qui doit remplir un questionnaire sur l’expo. « On n’a plus l’âge de voir des trucs comme ça en noir et blanc », continue-t-elle. Ses copines approuvent. La salle consacrée aux sanctuaires du Nord, d’où ressort la blancheur quasi immaculée des paysages, fait figure d’exception. Et encore. Du blanc foncé. Pris de très haut, ils dégagent une impression d’immensité inquiétante. D’ailleurs il y règne un silence glacial, alors que dans la salle de l’Amazonie et du Pantanal, chacun y va à voix haute de son abondant commentaire; et dans celle consacrée aux confins de l’Antarctique et aux clins d’œil des phoques sur la banquise, règne un incroyable brouhaha, digne de l’île de la Déception et de ses 750 000 couples de manchots à jugulaire. Trop de photos spectacle, diront d’autres, mais force est de reconnaître que Genesis a de quoi impressionner les visiteurs venus en masse au MEP, déjà 16 500 en 15 jours. Genesis de Sebastião Salgado. Jusqu'au 5 janvier 2014 Maison Européenne de la Photo :
5-7 rue de Fourcy Paris 4ème, métro St Paul (ligne 1) Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 20h, entrée libre le mercredi après 17h tarifs : 4,5€ et 8€ |
Jusqu'au 4 mars 2026 les mercredis à 19h30
29 – 31 mai 2026
17 - 18 - 19 Avril 2026 au Grand Palais de Paris
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