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- Musique Jean-Louis Aubert clôt en majesté sa tournée « 50 ans avec vous » à Paris La Défense Arena !Jean-Christophe Mary - Après un Zénith de Paris complet le 9 avril dernier, Jean-Louis Aubert retrouvait la capitale pour un second rendez-vous parisien d’ampleur à Paris La Défense Arena. Un concert monumental, à la mesure qui célébrait autant une trajectoire artistique hors norme qu’un lien intact avec son public.
Dès l’ouverture avec « C’est quand ça commence », le ton est donné. Sur la grande scène principale, dominée par un immense écran aux images multicolores, Aubert apparaît porté par une scénographie spectaculaire mêlant futurisme pop, jeux de lumières et effets visuels élégants. Les projections, tantôt abstraites, tantôt poétiques, enveloppent le chanteur sans jamais voler la vedette à l’émotion. Le set déroule alors une collection de tubes couvrant cinquante ans de carrière, de Téléphone à Jean-Louis Aubert & Ko, jusqu’à sa carrière solo. « New York avec toi », « Saute ! », « Les plages », « L’enfant perdu », « Argent trop cher », les chansons s’enchaînent sans temps mort, reprises en chœur par une Paris La Défense Arena en liesse. À 70 ans passés, Aubert reste ce qu’il a toujours été un adolescent obstiné, animé par une foi intacte dans l’amour et un optimisme contagieux. Moment de gravité lorsque, avant « La bombe humaine », il évoque l’émotion ressentie en interprétant ce titre au Bataclan après les attentats. L’émotion est palpable. Il enchaîne avec « Mon alter ego », dédié aux victimes et aux amis disparus. Puis Aubert rend hommage à Barbara, racontant avec humour et tendresse le texte de « Le jour se lève encore » qu’elle lui avait adressé par fax , avant d’interpréter « Dis, quand reviendras-tu ? ». Le concert bascule ensuite dans une deuxième partie plus intime. Guitare acoustique en bandoulière, Jean-Louis Aubert quitte la scène et déambule dans le public. Sur « Sensation » puis « Voilà, ce sera toi », il traverse la foule, touché par une proximité rare dans une salle de cette taille. L’instant est fort lorsqu’une spectatrice lui caresse la joue, provoquant une émotion visible chez l’artiste.
Première surprise de la soirée sur « La vie m’suffit », Aubert partage un duo inattendu avec Vianney « venu en famille » chanté au milieu des gradins. La communion est totale. Le public ravi ne sait pas encore que la soirée réserve encore bien des moments d’exception. Direction ensuite la Scène B, installée au cœur de l’Arena. Aubert y interprète « La chanson qui guérit » avec Kriill, le groupe de la première partie, dans un dispositif scénique audacieux : le groupe sur la scène principale, Aubert au milieu du public. Puis il enchaine « Défie l’horizon », « Hygiaphone » précédé d’un hommage appuyé à Chuck Berry, « Métro (c’est trop) » et « Demain sera parfait » prolongent ce voyage à travers les époques. Retour ensuite sur la scène principale pour le dernier acte. Les tubes continuent de pleuvoir avec « Bien sûr », « On aime » en duo avec Louane, « Le jour s’est levé », « Sur la route » avec Raphaël, « Temps à nouveau », suivi de « Un autre monde ». Les rappels réservent une ultime surprise avec -M-, qui rejoint Aubert sur « Ça (c’est vraiment toi) », déclenchant une explosion de joie dans l’Arena. En clôture, « Voilà c’est fini » vient refermer la parenthèse. Juste une voix, des mots et un public debout. jean-Christophe Mary pour www.micmag.net
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