26-04-2011 15:28:00

- "T'as dit sale race ?"

"Sale race", le 5ème numéro de la revue semestrielle Ravages est enfin chez tous les bons libraires. Au programme, décryptage des préjugés raciaux qui ébranlent l’occident : textes clairement ou pas xénophobes, visuels chocs. Ravages plante ses incisives !!!
Par Iris Sergent (Paris)


RAVAGES est avant tout une revue d’opinions, de réflexion intelligente car contradictoire. Elle se lit facilement mais se digère lentement…Elle aborde des sujets bien souvent politiquement incorrects qui perturbent notre bonne conscience. La qualité des textes et des visuels la font sortir du tas médiocre des ordures médiatiques qui nous assaillent de toutes parts et tendent à nous bourrer le mou ! Avec ce cinquième numéro, Ravages plante ses incisives dans l’abcès "xénophobique" qui traverse l’Europe en général et la France en particulier.

Elle s’intéresse ici à nos préjugés raciaux, à leur construction. Le pus se déverse abondamment avec la retranscription du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy ou celui de Geerts Wilders (chef de file du parti hollandais pour la liberté et inspirateur d’un nouveau FN laïc et islamophobe), prononcé en 2009 à New York. Avec ces deux représentants politiques qui empruntent clairement au racisme et à la xénophobie, le décor est planté… No comment !

Pourtant d’autres voix multiples et diverses s’élèvent : celles d’une France cosmopolite, complexe, parfois contradictoire. Plutôt que de se borner à critiquer ou à blâmer, on explique, on décrypte ce qui fait basculer le quidam vers un extrémisme ou un autre. La parole est donnée à d’autres acteurs de notre horizon culturel plutôt qu'à des politicards uniquement motivés par des visées électoralistes. Sont ainsi publiés les propos bien sentis du cinéaste Tony Gatlif, du philosophe Ruwen Ogien, de l’anthropologue Nacira Guenif, de l’écrivaine Joumana Haddad, de l’historien Pap Ndiaye ou encore un entretien exclusif entre le philosophe Georges Marbek et l’essayiste martiniquais feu Frantz Fanon…

Mais l’atout de RAVAGES est que sa lecture pousse à la réflexion. Elle donne envie car la revue s’intéresse aux sujets qui nous dérangent secrètement, qui nous attirent à la manière de notre inexplicable fascination pour le crime. Et le petit plus pour ses lecteurs est -à n’en pas douter-  qu’elle leur permet de s’abandonner le temps de quelques extraits aux joies de la lecture avec son supplément « Joie Ravageuse », qui fait la promotion de romanciers contemporains et bouleversants.

Pour conclure, RAVAGES, j' adore ! J' espère que vous aimerez autant !






 

ÉVÉNEMENTS

VINTAGE & COLLECTIONS

Installé à Rochefort, le Musée des Commerces d'autrefois propose une vingtaine de boutiques et d'ateliers du début du XXe siècle reconstitués à l’identique. Un voyage dans le temps. La plus riche collection française d'objets publicitaires. Lire la suite, ici.

SORTIR À PARIS

L'exposition "La légende dorée Bouddha" met en lumière la richesse des traditions iconographiques et stylistiques de la présentation de la vie du fondateur du bouddhisme, la quatrième religion au monde en nombre de fidèles, derrière le christianisme, l’islam et l’hindouisme. En savoir plus ici.


BRÈVES

"Bowie m'a montré son gros sexe pour me remercier d'une ligne de coke"
C'est ainsi que s'exprime dans son livre  Face it, la chanteuse Debbie Harry (74 ans aujourd'hui) du groupe Blondie. Elle termine par :"le sexe de David était je dois bien l'avouer impressionnant."
 
Bansky à fond dans le marché !

Le travail de Banksy dans lequel les chimpanzés occupent le Parlement britannique pourrait battre le record de vente aux enchères le 3 octobre prochain à Londres.

 
Brexit, les auteurs britanniques se mobilisent

"Choisir le Brexit, c’est choisir de renoncer". 86 auteurs britanniques ont signé, mardi 21 mai, une tribune dans le Guardian contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

 
Brésil
Une baleine à bosse retrouvée au beau milieu de la mangrove dans l’île de Marajó, au nord du Brésil, intrigue les chercheurs...
 
Le poison de Monsanto
La célèbre entreprise de pesticides a fiché des personnalités (journalistes, politiques) en France. Dans le but d'un vote favorable à l'assemblée sur un maintien cancérigène  du glyphosate sur le marché.