DOWNLOAD FESTIVAL 2018
Paris - Musique

DOWNLOAD FESTIVAL 2018 : Un week-end pour vibrer avec les géants du rock !

Jean-Christophe Mary - 14 juin 2018
Dans une ancienne base militaire aux portes de Paris, la 3e édition du DOWNLOAD Festival marque le début des vacances.Durant 4 jours, on vient ici faire la fête et danser jusqu’à l’aube, emmené par la crème du rock internationale. Rencontre avec Fred Bazil Digital Manager chez Live Nation France.

Micmag.net : Vous lancez la troisième édition française du Download Festival. Quel est votre regard sur le parcours de ce festival très populaire au Royaume Uni ?

Fred Bazil : C'est un festival de légende, entre le Download et son prédécesseur des Monsters of Rocks, tous les plus grands noms du Rock y ont été programmés, et l'implanter en France était un véritable défi que nous avons relevé avec une énorme envie, même si la tâche est loin d'être accomplie car une relation entre un festival et les fans se construit sur la durée, mais en deux éditions, le Download Paris fait déjà partie des incontournables.

Après une première édition sur l'hippodrome de Longchamp en 2016, vous avez migré sur la Base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge. S’éloigner autant de la Capitale c’était un pari un peu risqué ? Pour quelles raisons avez-vous migré aussi loin de Paris?

Alors déjà d'un strict point de vue géographique on est pas vraiment parti très loin ! Je suis parisien donc je sais la difficulté que représente pour certain congénères le fait de franchir le périphérique, mais on reste aux portes de Paris et il vous suffit d'une demi heure pour vous retrouvez en compagnie des géants du Rock ! Plus sérieusement, le choix de la BA 217 nous permet d'accueillir dans les meilleurs conditions un public qui vient de toute la France et de toute l'Europe. Il était impossible de proposer un accueil à la hauteur de l'événement sur le site précédent. Il était impossible à l'Hippodrome de proposer une offre de parking gratuit, c'est maintenant chose faite, et désormais, notre camping - qui est situé littéralement à un mètre du site du festival - est en mesure d'accueillir l'ensemble des festivaliers. C'est d'ailleurs bien plus qu'un simple dortoir à ciel ouvert, c'est un véritable lieu de vie avec bien évidemment des bars et de la restauration mais aussi et surtout une scène dédiée qui prendra chaque soir et chaque matin le relai du festival, et d'un cinéma qui programmera des films alternatifs grâce à la complicité de Panic Cinéma.

On l’a compris l’affiche est résolument metal, punk rock et rock alternatif. Comment et sur quels critères, avez-vous construit la programmation 2018 ?

C'est un travail de très longue haleine, sur plus d'un an. On travaille d'abord sur les têtes d'affiches : on regarde qui tourne cette année, qui sera présent, et c'est à partir de là qu'on va construire les parcours qui mèneront chaque jour les fans d'un groupe découverte qui viendra désormais hanter ses playlists jusqu'à une légende qui y figure depuis longtemps. Et cette année question légende inutile de dire que vous serez servis ! Un festival qui commence avec Ozzy Osbourne pour se terminer par Guns N' Roses en passant par les Foo Fighters et Marilyn Manson, c'est un rêve éveillé. Vous l'aurez d'ailleurs noté cette année il y a quatre jours, pour la simple et bonne raison qu'en raison des agendas de chacun de ces géants on a préféré jouer les prolongations plutôt que de devoir renoncer à l'un d'eux ...

En quelques chiffres quelle est la taille du site ? Combien de scènes au total et combien de spectateurs allez-vous accueillir ?

C'est un autre énorme atout de ce site par rapport à ce qu'on peut trouver à Paris intramuros : il est extensible. Cette année on repart sur la même formule qu'en 2017 : quatre scènes sur le site et une cinquième sur le camping. Et étant donné que le festival aura lieu sur 4 jours on s'attend à voir au total 150.000 fans.

Combien de personnels interviennent sur l’édition 2018 ?

C'est un énorme défi de créer de toute pièce une véritable ville pendant quatre jours. Entre le montage dix jours avant le coup d'envoi du festival et le démontage qui prend quatre jours, c'est au total 1500 personnes qui vont se relayer, tous avec un contrat de travail : il n'y a pas de bénévoles au Download.

Dans le grand bouleversement de l’industrie musicale déclin des majors et des labels, baisse sensible de la fréquentation le spectacle vivant subit lui aussi les effets de la crise mondiale actuelle. Comment appréhendez-vous l’arrivée AEG Presents sur le territoire français ?

On va continuer à faire notre métier avec le même engouement et la même passion. Ça fait plus de dix ans que nous sommes implantés en France, avec des équipes cent pour cent françaises. Nos fondations sont solides et on prend le même plaisir à repérer et développer les talents français de demain qu'à organiser les concerts démesurés des plus grandes stars mondiales.

La concurrence entre les festivals de l’été est rude. En quoi Download se différencie-t-il de l’autre grand festival metal, le Hellfest ?

À mon sens les deux festivals sont complémentaires, le Download n'est pas un festival de Metal, mais c'est une célébration de la grande famille du Rock, dont le Metal fait partie. Ce qui nous permet de proposer une programmation qui s'adresse à un plus large public. Après, la principale différence, c'est que nous n'en sommes qu'à notre troisième édition. Nous travaillons tout au long de l'année pour grandir, c'est en écoutant notre public, et ses retours positifs et négatifs qu'on écrira avec lui l'histoire du Download en France.

Que pouvez-vous mettre en place pour fidéliser le public, qu’il est envie de revenir ?

Il faut qu'il se sente chez lui, qu'il s'approprie le festival. C'est la base. Si vous organisez un festival en pensant à autre chose qu'aux fans vous êtes mort et il faut changer de métier. C'est pour le public qu'on a déménagé l'an dernier, pour pouvoir répondre à l'énorme demande en matière de camping : de 4000 campeurs en 2016 on est passé à 15000 l'an dernier ! C'est toujours pour le public qu'on a décidé de proposer une scène et un cinéma sur le camping. Cette année, notre priorité est toujours axée sur l'accueil et le confort des festivaliers : on travaille par exemple sur la création de points d'ombre sur le site tout en renforçant sa décoration. Un festival ne doit pas être une simple succession de concerts mais un lieu que l'on s'approprie et qu'on a plaisir à retrouver chaque année. Les fans qui viennent depuis 2016 verront une nouvelle fois sur place les progrès accomplis, ce sont eux nos meilleurs ambassadeurs.

Quels sont les prochains grands chantiers pour valoriser encore plus cet espace ? un espace dédié au développement durable et à la sensibilisation aux problématiques environnementales ? Un espace dédié à l’art culinaire comme au Lollapalooza ?

Il y a deux limites : les finances et l'imagination. Les deux sont liées et aucune ne doit jamais être un obstacle à l'autre car c'est toujours dans la contrainte que naissent les meilleures idées. Le Download est encore en construction, c'est un des plus jeunes festivals en France puisque c'est sa troisième année. La BA217 est un outil de travail formidable et nous réfléchissons déjà à tout ce qu'on pourra apporter aux fans cette année et dans les années à venir. Pour le moment nous pérennisons les animations qui existent déjà : par exemple le Metal Market, l'Antichambre du Download avec ses tatoueurs et ses barbiers ou l'espace gaming. Sur le camping l'an dernier nous avons travaillé avec des maraichers locaux pour proposer autre chose que de la saucisse frites et le succès a été phénoménal. Nous avons constaté qu'il y avait une vraie demande et ils reviendront cette année. Si le succès est à nouveau là, on réfléchira à étendre l'offre à l'ensemble des festivaliers.

Quelques mots pour finir un vœu Download festival ? Des envies pour le futur ?

Un voeu : longue vie au Download ! Le futur ? C'est ce week end !

Découvrez le programme ici


Testes et photos JC Mary
Infos pratiques :

Download Festival 2018 à Paris

Les vendredi 15, samedi 16, dimanche 17 et lundi 18 juin 2018

Base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge / Le Plessis-Pâté, située à 30 minutes de Paris

Tarifs : 69 € le Pass 1 jour / 165 € le Pass 3 jours / 224 € le Pass 4 jours

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