- Vintage

Heureux comme un collectionneur de coqs en plâtre

Marie Torres - 24 février 2016
Les coqs, Jean-François en a plein ses vitrines. En plâtre, en bois, en résine, en verre, en porcelaine. Ce fier gallinacé fascine depuis belle lurette ce passionné qui n’hésite pas à pousser les portes des boutiques de France et d’Espagne, pour le dénicher. Bienvenue dans sa basse-cour…
Photo Jean-François

Micmag.net : Comment avez-vous choisi le tout premier coq de votre collection  ?

Jean-François E. : Ma collection est née en vacances ! En Andorre. Je suis entré dans une boutique de souvenirs et j’ai été attiré par une figurine en résine représentant un coq doré. Un animal magnifique. Il a un plumage éclatant et très coloré et une queue en panache de plumes noires avec des reflets bleus, pourpres et verts.

Micmag.net : Ce fier volatile est un animal très patriotique!  

Jean-François e; : En fait, le coq n’est pas officiellement l’emblème de la France, même s’il est souvent utilisé comme tel, notamment par les fédérations sportives, par exemple dans le domaine du foot, du rugby et du tennis.

Le terme de « coq gaulois » remonte à l'Antiquité : en latin, Gaule se dit gallus qui signifie également coq. Les Gaulois étant, pour les Romains, des êtres « criards et prétentieux », le coq était tout trouvé pour les représenter ! et c'est resté, même si Napoléon Ier a essayé, en vain, de remplacer le coq par un aigle.

Micmag.net : Le coq fait pâle figure à côté de l'aigle, qui avait les faveurs de Napoléon.

Jean-François E. : Détrompez-vous ! Le coq est le roi de la basse-cour et il symbolise le soleil, c’est lui qui annonce l’arrivée du jour. Au son du fameux « cocorico » s'il est français. L’Anglais fait « cock-a-doodle-doo », l’Espagnol « quiquiriqui », l’Allemand « Kikeriki », le Japonais « kokekoko », le Russe « coucarékou ».

Micmag.net : Pourquoi un tel amour des coqs ?

Jean-François E. : Parce que dès mon plus jeune âge, j’ai été attiré par cet animal que je trouvais très beau mais comme il m’était difficile d’en avoir un, en plumes et en os, je me suis rabattu sur les miniatures, d’autant plus qu’il en existe de très belles, de toutes les races, dans toutes les matières. En plâtre, en porcelaine, en verre, en bois, en métal… Les vacances en Andorre ont été le déclic !

Micmag.net : Comment vous approvisionnez-vous en coqs ?

Jean-François E. : Je me les offre, ou je me les fait offrir. J'en achète dès que j’en ai l’occasion. Sans vraiment en chercher. En vacances en Espagne, j’entre dans une boutique, un coq me plaît, je l’achète ! Je les déniche aussi à Saint-Girons, d’où je suis originaire. Ou encore à la Foire de Paris, au Salon de l’agriculture, sur les brocantes, dans les petites boutiques de souvenirs de Montmartre… Et puis mes proches, ma famille m’en offrent également.

Micmag.net : Vous boudez les poules ?

Jean-François E. : Mais non! Si, lorsque le coq est accompagné, je prends les deux. Je ne sépare pas les couples !

Micmag.net : Votre jolie collection est-elle à la portée de tous ?

Jean-François E. : Oui, c'est une collection aux formes, aux matières et aux couleurs très variées et dont les sujets coûtent, en moyenne, entre 1 et 5 euros. Même si, bien évidemment, il y a des pièces très chères. Les spécimens les plus onéreux sont en bronze, en argent ou en or.

Micmag.net : Et votre « basse-cour » se monte à combien de têtes ?

Jean-François E. : Autour de 150 individus.

Micmag.net : Où  rangez-vous vos chers coqs ?

Jean-François E. : Les uns sont exposés dans des vitrines et sur les meubles, d’autres sont rangés dans des boîtes. Et de temps en temps, je les déplace; les « uns » prennent la place des « autres ». Mais j’ai aussi pas mal de beaux ouvrages sur les coqs, les vrais, ceux en « plumes et en os ».

Marie Torres pour www.micmag.net
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