Paris - Art contemporain

Koons ou l’inquiétant triomphe de l’esthétique pâtissière

Nicole Esterolle (Lyon) - 6 janvier 2015
Comment se fait-il qu’une personne qui affiche aussi délibérément sa niaiserie, son sourire béat de gendre idéal pour vieille milliardaire botoxée, son ingénuité à la Peter Pan, son angélisme à la crème Chantilly, ait pu devenir le plus « grand » et le plus cher de ce temps et de cette planète…

Koons en majesté au Centre Pompidou.( photo ci bas l’image exposée au Centre Pompidou des parties génitales de Koons et de la Cicciolina lors de la conception de leur premier enfant… Attention, il y a une caméra en haut à droite ) Hommage officiel de la France à l’hyper richissime financial artist américain (obsédé sexuel et bon père de famille)…L’ampleur de cet événement méritait bien que le Journal Le Monde en ait fait la couverture  de son supplément dominical du 22 11 2004, et y ait consacré 10 pages intérieures  signées par son critique d’art vedette et entrecoupées de pages publicitaires  pour chaussures et montres de luxe.

Et voici ce qu’on peut y lire d’une réponse  de  Koons à la question « Pourquoi ce chien en baudruche est-il devenu un monument ? » : «  Pourquoi ? Parce que, d’une part, il y a en lui l’idée de survie….et d’autre part,  cette œuvre est une surface réfléchissant  à 360 degrés…Quand vous êtes devant, elle vous donne votre position dans l’environnement et celui-ci change à cause de vous. Si vous ne bougez pas, si personne ne bouge, rien ne se passe. Mais si vous vous déplacez, le reflet abstrait change et l’abstraction dépend de vous »…et bien voilà ! On comprend mieux quand c’est dit…On comprend mieux que l’on a bien affaire à un niais de la catégorie pâtissière, un vrai niais…pas un faux qui jouerait les idiots, non, un authentique avec QI de 15 environ, et un encéphalogramme parfaitement plat pour ce qui est de la pensée artistique réflexive…Et pour mieux nous conforter dans cette analyse,  il rajoute : « Il m’arrive de me dire qu’au néolithique un homme aurait pu créer la même forme avec des intestins d’animaux »… Eh bien oui ! Au néolithique déjà il y avait  de l’art contemporain, bien sûr Jeff, mais ça ne valait pas des millions…

A la question « qu’est-ce que cela vous fait, quand vous apprenez qu’un de vos balloon-dog s’est vendu 58 millions d’euros ? », il répond : «  Ce qui m’importe, c’est l’expérience et le point de vue du public, et pas celui du collectionneur »… Eh bien oui ! c’est bien normal que pour le « dernier des pop-artistes » comme le désigne Bernard Blistène, commissaire de l’expo, ce qui compte en premier,  c’est d’être en osmose avec le peuple, avec les vrais gens et non avec les ultra-riches et les ultra- intellos, qui ne comprennent rien au vrai art.

Alors la question que nous nous posons, nous, maintenant,  est celle-ci : comment se fait-il qu’une personne qui affiche  aussi délibérément sa niaiserie, son sourire béat de gendre idéal pour vieille milliardaire botoxée, son ingénuité à la Peter Pan , son angélisme à la crème Chantilly, ait pu devenir le plus « grand » et le plus cher de ce temps et de cette planète… Oui, la question est là, car il n’y a pas si longtemps, avec les grands artistes de la période « pré-contemporaine », on avait affaire à des gens qui avaient une tenue, une épaisseur  humaine, une pensée solide, de l’humour, de la consistance poétique, une forte personnalité et de l’inventivité bien évidemment ( Imaginez un peu un Picasso ou un Max Ernst prononçant le même type de terrassantes niaiseries)….On n’avait pas encore d’artistes - chefs d’entreprise  faisant travailler 100 personnes à la reproduction agrandie d’ « icônes de la culture populaire » et de l’imagerie enfantine , sans aucune invention et  de la  même confondante indigence formelle. Oui, les temps ont bien changé en quelques quatre ou cinq décennies, et nous voici donc aujourd’hui parvenus avec ce « dernier des pop-artists » (dixit Blistène), à  un degré zéro absolu de l’art, parfaitement indépassable , résultat  d’ un fabuleux retournement  à 180 ° de tous les critères d’évaluation tant éthiques, qu’esthétiques. Oui, nous avons atteint avec le gentil Jeff, la perfection de cette culture vaseline pour tous, et pour nous la mettre bien profond, nous les masses laborieuses…Avec la bénédiction de Fleur Pellerin, Manuel Valls, Zahia Dehar (la pote à Templon), Jean-Luc Mélenchenot, François Hollande, François le Pape, Monseigneur Di Falco (le pote à Pinault), et j’en passe des millions…

Comment  expliquer ce retournement ?

Il faut pour cela  prendre en compte la  nature purement mécanique du phénomène, et admettre que la logique des grands systèmes a totalement pris le pas sur l’humain en trois ou quatre décennies pour en éradiquer totalement la présence. Et il faut alors considérer que l’art creux de Koons, pour lequel le haut niveau de technicité compense l’absence totale de créativité interne ( Il lui est arrivé de  faire intervenir un prix Nobel pour la résolution d’un problème mécanique), et donc que cet « art par défaut » peut devenir ainsi  un produit  à très haute efficacité médiatico-financière, dans la mesure où il sait parfaitement réconcilier par l’absurde, culture populaire et culture de haut niveau, classes exploitées et classes exploiteuses, vulgarité crasse et distinction de classe, l’obsédé sexuel et le bon père de famille, « l’art à la portée de tous » et le produit boursier ; dans la mesure où il sait  enflammer le commentaire comme la dépression engendre le vent, dans la mesure où cet art pour les hyper-pauvres et incultes peut rapporter un maximum aux hyper-riches et cultivés, et dans la mesure où il s’inscrit  en toute cohérence dans ce  système des bulles spéculatives dont la vacuité est la caractéristique et la vertu premières.

Une vacuité intrinsèque et ontologique qui est, chez  le personnage Koons  lui-même, compensée par la perfection du polissage de la surface extérieure, par le caractère déshumanisé et mécanique de sa cordialité parfaitement lisse et aseptique, par son impeccable habillement, par sa précision maniaque et son exactitude d’horlogerie,  qui permet au critique d’art du Monde de commencer son article ainsi : «  Jeff Koons est un artiste si professionnel, qu’il arrive toujours en avance à ses rendez-vous »…et Blistène d’ajouter l’œil mouillé d’admiration : «  C’est un obsessionnel de la précision en toutes choses »…

Oui, l’industrie de l’insignifiance est une affaire de professionnels. Oui, cette gigantesque entreprise mondiale de médiatisation du rien qui nous produit aussi bien les Sitcom de type Nabila que l’expo Koons, exige précision et technicité dans le cynisme, la vulgarité, la démagogie, le mépris du public et le mépris de soi…Et qu’importe si l’exercice implique à terme la mort de l’art et la destruction de la planète, du moment que cela rapporte immédiatement beaucoup d’argent…

Et s’il fallait passer par le désastre Koons, pour un retour au sens ?

Et si cette exposition n’était que le dernier spasme nécessaire d’un système mortifère devenu moribond ? C’est en tout cas ce qu’il est permis d’espérer, à défaut d’y croire totalement, quand on voit la perplexité, la réticence ou la prudence de la plupart des critiques, journalistes et chroniqueurs d’art chargés de parler de cette incontournable exposition Koons . Car en dehors de B.H.L. le pourfendeur des régimes oppresseurs, qui, paradoxalement est un fan de Koons produit d’un système totalitaire … en dehors de la critique spécialiste du marché,  Judith Benamou-Huet, groupie notoire des stars du financial-art international, qui ose dire que : « Jeff Koons est indéniablement un artiste qui reflète parfaitement notre époque et qui, à ce titre est un artiste important » et qui ose ajouter, la perfide : «  J’entends déjà et j’ai lu déjà tellement de critiques, de persiflages de rancoeurs et de jalousies. J’entends un tel déchainemement de haine…Koons gagne beaucoup d’argent, et alors ! » … en dehors donc de ce cas d’école de la critique d’art  suppôt  du grand capital  et des grands apparatchiks de la culture, je vois beaucoup de distance et de circonspection pour la plupart des journalistes « commis d’office » , qui ne portent pas de jugement , qui se réfugient dans le  factuel et l’informatif, mais de telle sorte  que le lecteur , lui, puisse se faire lui-même une opinion la plus accablante possible et se rendre compte que cette exposition est un piège « attrape-nigaud » qu’il doit absolument éviter (Et l’ on peut même se demander si la mine abattue et le regard fourbe qu’affiche en permanence le curateur Blistène, n’est pas l’expression même d’une consternation généralisée, y compris parmi les grands commis de l’art d’Etat de son espèce.)

Certes, tous ces médias qui font leur couverture et gros titres avec cette catastrophe pâtissière, ne l’accablent pas complétement, car beaucoup de leurs annonceurs en articles  de luxe ( Paul Smith, Armani, Rolex, Berlutti, etc. ) sont impliqués dans le financement de cette opération de luxe aussi…

Certes la critique d’art dans son ensemble ne va pas non plus accabler totalement le produit d’un système dont elle a été le fidèle serviteur et complice depuis des décennies, pour en pas  se renier elle-même…(sauf Art Press qui n’est pas à un reniement près et assassine Koons sous la plume de Robert Storr, en parlant, non pas d’esthétique pâtissière, mais d’un sommet de la  « malbouffe artistique » …)

Certes, les fins limiers de Médiapart, hésitent encore à mettre leur nez d’extrême gauche dans la cuisine des montages budgétaires, des petits et gros arrangements en amont de cette pièce montée, pour, probablement, ne pas « faire le jeu de l’extrême droite »… Mais l’on peut tout de même se demander si l’arrogante obscénité  de cette chamalots-parade n’est pas celle de trop qui va faire déborder le vase du supportable et  enclencher un basculement de l’opinion générale vers un refus de cet art financier, vers un rejet de cette titrisation du néant,  qui apparaît de plus en plus comme une gigantesque farce et une odieuse injure faite à l’art et à son public. …On peut se demander si cette cérémonie  de décervelage collectif  ne va pas déclencher enfin une saine colère chez  les humanistes de tous bords et chez tous ceux qui sont soucieux de la survie de l’espèce humaine.

On peut aussi l’espérer … mais il ne faut pas  sous-estimer l’énormité et la puissance des réseaux et appareils qui sont en jeu dans cette entreprise de mort de l’art, de destruction du sens et d’infantilisation du public  à seule fin d’ aliéner celui-ci au  pouvoir de l’argent. .. Ne pas sous-estimer l’importance de la valeur symbolique de cet art-argent « collectionné » par  les puissants de ce monde comme alibi et caution pour leurs  méfaits envers l’humanité et envers l’atmosphère de la planète… Ne pas sous-estimer non plus l’implication de l’intellocratie institutionnelle  française, sa collusion structurelle éhontée avec la spéculation artistico-financière mondiale et son intérêt à ce que cette sinistre plaisanterie continue… Ne pas oublier notamment cette couverture de la revue Art Press, organe officiel de la pensée artistique trangressive d’Etat, faite il y a une dizaine d’année avec la photos en gros plan des parties génitales de Jef Koons et de la Cicciolina en pleine copulation…`

Tout cela pour dire l’ampleur de la catastrophe que constituerait l’effondrement du système bureaucratico-financier qui a produit Koons, pour les agences de placement financier, pour les collectionneurs de vent et pour l’armée de fellateurs du néant qui s’agitent dans l’enseignement et l’administration de la culture…un cauchemar pire que la chute du mur de Berlin…

2-Lisez en urgence l’actuel hors-série de Télérama

Je vous suggère de vous procurer, si ce n’est déjà fait, l’actuel hors-série de Télérama titré « l’art contemporain-ses origines-ses acteurs -ses enjeux ».

Je vous joins la copie de l’excellent texte d’Olivier Céna (félicitations à lui), sur la façon de fabriquer une star du marché international. Il y aussi la formidable préface de Paul Audi et l’émouvant témoignage du galeriste Alain Margaron…

Ce hors –série que certains vont accuser « de faire le jeu du FN » me semble au contraire propice à déjouer cette sempiternelle et simpliste accusation… propice également, sinon à créer une nouvelle crise de l’art contemporain ( comme celle que le même Télérama à contribué à installer vers la fin des années 90 ), en tous cas à fissurer l’omerta au sujet du dit art contemporain, à libérer la parole de ses chroniqueurs et commentateurs, à mieux dire ce qu’ils pensent, à soulager leur conscience de « commis d’office » pour le texte obligé, à leur permettre de faire un vrai travail d’information, d’investigation, de réflexion, sans être accusé d’apostasie, d’injure à la raison d’Etat, d’irrévérence à la doxa officielle, au politiquement correct, etc…

Il serait bien, qu’à la faveur de cette « ouverture », la critique d’art se préoccupe maintenant de la collusion qui existe entre le dispositif institutionnel français et les systèmes de fabrication des stars du grand marché… et je vois là un bon sujet pour un prochain hors-série de Télérama…


3 – Vers une nouvelle criiise de l’art contemporain ?

Je vous recommande la lecture ( si ce n’est déjà fait) des 5 pages ( je vous en joins une), que  l’actuel OBS (ex nouvel Obs)nous offre comme une sorte de paquet -cadeau pour la nouvelle année… Une nouvelle année qui pourrait donc bien être celle de l’amorce d’un art « post-croissance » et « post-contemporain » comme le laisse présager ce « débat » entre Jean de Loizy , président du Palais de Tokyo, temple  de la vapeur culturelle parisienne d’avant-garde, et Jean-Philippe Domecq qui avait  provoqué,  en 1991 par un texte paru dans la revue Esprit ce qui avait été appelé « la crise de l’art contemporain ».

En fait de « débat », il s’agit plutôt, comme vous le verrez, de la juxtaposition de deux propos  parfaitement étrangers l’un à l’autre. Le premier  de Jean-Philippe Domecq, écrivain, poète, connaisseur de la réalité de l’art par son « intérieur », et qui cite Konrad Klapheck comme un des vrais créateurs de formes  que le Centre Pompidou devrait honorer plutôt que la bulle spéculative « hors-sol » de Koons ;  le second  de Jean De Loizy, prototype –même du curator international  polyvalent, ne  connaissant  rien de Konrad Klapheck, mais brillant  dispensateur de formules convenues aussi doctes et sentencieuses que creuses, grand commis d’Etat virtuose de l’enfilage de phrases  codées et d’éléments de langage comme autant de perles de fausse culture politiquement correcte… « Jeff Koons est un artiste assez décisif, même si l’effet de marché nous aveugle trop pour pouvoir le considérer sereinement », dit-il pour nous rappeler que si Koons était moins cher, on évaluerait  mieux sa valeur intrinsèque et « décisive » (j’aime bien le mot) , encore bien supérieure à sa valeur marchande…Et d’ajouter dans le même registre de la dialectique cruellement tirebouchonnée à contre-sens des aiguilles du temps: « Dans cette société capitaliste nous sommes les consommateurs insatiables de l’ensemble des formes que le système nous tend et Jeff Koons s’attèle à les scruter de façon obstinée en se situant lui-même à l’intérieur de cette subjugation »…Ben voyons, c’est l’enflure elle-même qui va subvertir et dénoncer les mécanismes de sa genèse et sa raison d’être d’enflure … Et de surajouter, pour bien parachever ce feu d’artifice de pétillant enfumage de la logique commune:  « L’importance du vide à l’intérieur de toutes les œuvres de koons, du ballon de basket aux jouets gonflables, exprime avec compassion ce que nous tentons ainsi de combler. En cela, je pense que Koons est un des grands analystes du visible de notre société »… Et nous sommes bien là, définitivement atterrés et abasourdis par l’intensité ineptique de la sentence,  au cœur de ce mécanisme producteur de la vacuité ontologique et de l’ hyper - visibilisme du rien burénien, qui permettent aujourd’hui de donner un telle importance au vide, de combler le manque par le discours sur celui-ci, d’in- questionner la non-question, de sur-qualifier l’incompétence, de planétariser la béance existentielle, de financiariser le rien, d’institutionnaliser le décervelage, et de faire de tous ces curateurs et fellateurs du néant, des grands prêtres de l’inepte artistique  dit contemporain… pour des célébrations rituelles ou cérémonies initiatiques du type de celle faite justement le mois dernier  par Jean de Loizy en son Palais de Tokyo, en jetant une aiguille dans un tas de foin, à seule fin qu’un artiste la retrouve en moins de 48 heures…et rien de plus.


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