"Un sentiment de culpabilité pour la critique d'art qu'ils ont écrabouillée"

Nicole Esterolle (Lyon) - 
Il existe tout de même chez les élites culturo-financières de très haut niveau, une petite inquiétude , voir un léger sentiment de culpabilité ou de commisération envers leur victime, cette critique d’art qu’ils ont enfin écrabouillée.

© Clovis Trouille

Je vous joins cet article intitulé « La critique d’art en perte de vitesse » paru dans la lettre n° 216 de l’AMA (Art Media Agency) du 20 09 15. C’est un article assez poussif, qui nous informe de la disparition du critique d’art dans les processus de légitimation et de valorisation de l’art à haut niveau international …Une critique désormais remplacée par la triplette commissaires-collectionneurs-marchands beaucoup plus compétente en la matière…

Ça, on le savait déjà… Mais ce qui donne un certain intérêt à ce texte, c’est que, publié sur un support dédié au grand marché de l’art, il prouve qu’il existe tout de même chez les élites culturo-financières de très haut niveau, une petite inquiétude , voir un léger sentiment de culpabilité ou de commisération envers leur victime, cette critique d’art qu’ils ont enfin écrabouillée et qui ne les gênera plus, par ses jugement esthétiques déplacés et superflus , dans les opérations de financiarisation de leurs produits, et de blanchiment de leur noirceur d’âme.


La critique d’art française vient, paraît-il, à l’occasion de l’expo Koons au Centre Pompidou, de subir récemment une de ses plus cruelles humiliations

et elle s’est bien gardée d’en parler tellement elle en avait honte…En effet, Koons a exigé que ce soit sa propre agence de communication , qui s’occupe des relations presse pour son expo, et non les attachés de presse du centre Pompidou…Ce qui a permis à ses gens de contrôler la teneur des articles publiés et de s’assurer de leur bonne qualité, en donnant la gratuité pour la publication des images aux « bons » articles , et en faisant payer le prix fort, c’est- dire astronomique, aux journaux ayant fait passer un texte trop critique…

La critique d’art française est donc une des plus lamentables au monde, une des plus écrabouillées et des plus inféodées au grand marché spéculatif. C’est un cas d’école, une réussite exemplaire dont la triplette curators-collectionneurs-galeries peut se féliciter, mais aussi le Ministère de la Culture qui voit en cet anéantissement une de ses plus belles malfaisances, et qui voit avec satisfaction son fonctionnaire de l’art s’adjoindre à la susdite triplette pour constituer cet appareil à quatre pieds bien plus stable et efficace en termes de d’éradication du sens et d’annulation de toute pensée artistique digne de ce nom.

La critique française, c’est un ensemble de pigistes chroniqueurs d’art dans différents médias, plus ou moins célèbres, plus ou moins doués, plus ou moins payés, plus ou moins mondains, plus ou moins profs ici ou là, plus ou moins polyvalents… mais obéissant presque toujours aux ordres, quand il s’agit de dire le plus grand bien des expos subventionnées d’art officiel petites ou grandes, pour ne pas perdre leurs maigres piges , pour ne pas être ainsi punis de n’avoir pas respecté le politiquement correct et la doxa artistique officielle, pour ne pas être rayés des tablettes des attachés de presse et ainsi exclus des déjeuners de presse et cocktails mondains où ils retrouvent les copains.

une manif de l'AICA pour la défense du pug anal et de la liberté d'expression

une manif de l’AICA pour la défense du plug anal et de la liberté d’expression

La critique d’art alignée possède son organisme ou « syndicat » officiel, qui est l’ AICA (Association Internationale des Critiques d’Art). C’est elle dont on a vu quelques dizaines de représentants mélangés à quelques nervis du Ministère de la Culture, manifester contre la « lâche agression » subie par papy chocolat Mc Carthy et par son plug anal : une courageuse manifestation pour la liberté d’expression…et pour le soutien des joaillers de la Place Vendôme

L’actuelle AICA est une injure à la mémoire de ses créateurs d’ après la guerre, tels que Raymond Cogniat, Jacques Lassaigne, André Parinot, Jean- Clarence Lambert et bien d’autres, dont plusieurs grands résistants à l’occupation nazie…Car c’est eux qui passeraient aujourd’hui pour des réacs nazis pour oser résister à l’occupation des Mc Carthy, Koons, Millet, Buren, Cattelan, etc …Cette AICA est nuisible à l’art et ne sert qu’ à rassembler et solidariser les agents multicartes du système institutionnel et para- institutionnel, et à donner une carte fournissant des entrées gratuites dans les musées et expos à ceux des critiques d’art corrects et non collabos qui justifient par cet avantage leur appartenance à cette mafia et se pardonne à eux-mêmes d’ être membres de cette communauté fermée.

C’est cette AICA, qui a ses « archives » à Saint Giron en Bretagne…On se demande bien ce qu’elle archive, et ce que les bretons ont à voir là-dedans… C’est cette AICA, qui s’est dotée du plus fun des présidents, Monsieur Cuir, qui s’était qualifié pour cette fonction par un livre intitulé « Pourquoi y a-t-il de l’art plutôt que rien ? »(Archibooks 2009) et par une haute tignasse jaune qu’il a supprimée après avoir été élu à la présidence et épousé Madame Orlan, la financial artist française, bien connue pour son « baiser d’artiste » (en 1972, 43 ans déjà !) et ses opérations chirugicales du cuir chevelu ( justement) et de la face.

J’ai eu un contact avec des gens qui voudraient créer une autre association des critiques d’art indépendants, qui s’appellerait ACAI (Association des critiques d’art Indépendants)…Cette association serait d’abord underground , pour éviter les représailles…Ceux qui seraient intéressés d’en faire partie, m’envoient un mail à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , et je ferai suivre.

Car oui, la critique d’art, telle qu’elle est aujourd’hui, est complice et acteur d’un système de type totalitaire, borné, exclusif, répressif, qui empêche la création de s’épanouir… un système aux mains de non-créateurs qui ne donnent rien et ne produisent rien qui puisse avoir valeur patrimoniale.

http://fr.artmediaagency.com/119778/lart-dans-les-annees-1990-la-perte-de-vitesse-de-la-critique-dart/



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