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- Musique “The Rocky Horror Show” : une fête glam rock et déjantée au Casino de Paris !Jean-Christophe Mary - 30 juin 2026 Avant de devenir le film culte que des générations de spectateurs continuent d’acclamer,The Rocky Horror Picture Show fut une comédie musicale créée en 1973 par Richard O’Brien. Plus de cinquante ans après, cette ode à la liberté sexuelle, au rock et au théâtre populaire retrouve le Casino de Paris
Avec The Rocky Horror Show, Richard O’Brien avait imaginé au début des années 1970 un véritable « anti-musical », une réponse irrévérencieuse aux grandes productions comme Jesus Christ Superstar, en mêlant science-fiction, cinéma fantastique de série B, glam rock, humour britannique et transgression des identités sur fond de liberté sexuelle alors révolutionnaire. Le succès est immédiat. Deux ans plus tard, son adaptation cinématographique deviendra progressivement un phénomène culturel sans équivalent. Pourtant, c’est bien sur scène que The Rocky Horror Show conserve toute sa force.` La chaleur est écrasante en ce vendredi 26 juin 2026. Au Casino de Paris, où se joue la production britannique officielle de The Rocky Horror Show, les équipes d’accueil redoublent d’attention pour rendre l’attente et la représentation les plus agréables possible. Le décor imaginé par Brian Thomson rend un hommage permanent au cinéma fantastique des années 1950. Le laboratoire du docteur Frank-N-Furter évoque les expériences du docteur Frankenstein. Les changements de décors s’effectuent à vue avec une remarquable fluidité, abolissant la frontière entre les interprètes et les spectateurs. L’orchestre, installé en hauteur au-dessus de la scène, imprime une couleur résolument rock à l’ensemble. Les guitares électriques, les cuivres et la batterie insufflent une énergie permanente qui transforme le spectacle en véritable concert glam rock. La réussite du spectacle repose avant tout sur une distribution exceptionnelle. Stephen David Webb s’impose comme le véritable maître de cérémonie. Loin d’imiter Tim Curry, dont l’interprétation demeure mythique, il construit son propre Frank-N-Furter avec une personnalité affirmée. Autour de lui, la troupe affiche un niveau de professionnalisme remarquable. Haley Flaherty compose une Janet délicieusement naïve avant de révéler progressivement un tempérament bien plus audacieux. James Daniel Bisp campe un Brad attachant, vocalement irréprochable, dont la complicité avec sa partenaire fonctionne à chaque scène. Edward Thomas Bullingham vole presque la vedette lors de son irrésistible numéro rock dans le rôle d’Eddie. Ryan Peter Wilson impressionne également en Riff Raff, personnage inquiétant dont la silhouette longiligne rappelle les grandes heures de cette œuvre culte. La mise en scène ne laisse jamais retomber la tension. Les tableaux s’enchaînent sans le moindre temps mort, alternant chorégraphies millimétrées, scènes burlesques, jeux de séduction, situations volontairement excessives et moments de pur délire. L’humour omniprésent, les nombreux gags, les clins d’œil permanents aux films fantastiques et cette interaction constante avec le public font de ce show une véritable fête. Plus de cinquante ans après sa création, The Rocky Horror Show demeure un objet théâtral unique, irrévérencieux et profondément jubilatoire. Une mise en scène inventive, une troupe remarquable et, surtout, un Stephen David Webb absolument magistral dans le rôle de Frank-N-Furter. Entre rock incandescent, glamour, humour décapant et ode assumée à toutes les différences, le Casino de Paris accueille un spectacle qui rappelle avec éclat pourquoi cette comédie musicale est devenue une légende vivante. jean-Christophe Mary pour www.micmag.net / les photos @David-Freeman
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Photo extraite du film de Mario Grave - S'abonner sur notre canal Youtube pour avoir accès à nos films :
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