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France - Lectures Auteurs/éditeurs : je t’aime moi non plus…Marie Torres - 21 mars 2013 À l'occasion du Salon du livre de Paris 2013, la Scam (Société civile des auteurs multimédia), avec le concours de la SGDL (Société des gens de lettres), publie son nouveau baromètre des relations auteurs/éditeurs. Des rapports toujours très contrastés.
Lors de l’enquête menée par la Scam et la SGDL, 1 000 auteurs ont été interrogés sur leurs relations avec leurs éditeurs. Dans ce cadre, 73 % estiment qu’elles sont satisfaisantes, voire excellentes, avec tous leurs éditeurs ou la majorité d'entre eux. Et 28 % estiment, à l'inverse, qu'elles sont non satisfaisantes, voire conflictuelles, avec tous leurs éditeurs ou la majorité d'entre eux.
Pire. Cette année, 28 % des auteurs ont eu connaissance d’exploitations de leurs œuvres à l’étranger sans avoir été informés au préalable par leur éditeur (25 % l'an passé). Etrange non ? D’autant plus que seuls 17 % ont reçu des droits, alors que plus de 57 % n’en ont jamais ou rarement reçu ! Tout aussi grave, 30 % des auteurs n’ont pas été informés de la mise au pilon de leurs livres (25 % l'an passé). Côté « espèces sonnantes et trébuchantes », les lignes restent stables pour le livre imprimé lorsque le taux de rémunération s’appuie sur le prix public de vente de l’ouvrage : la très grande majorité des auteurs (59 %) perçoivent moins de 10 % de droits d'auteur, le taux de 10% s’applique à près d'un tiers d'entre eux (31 %) et un auteur sur dix est au-dessus de 10 %. Un chiffre plus inquiétant : 15 % des auteurs sont rémunérés à un taux inférieur à 5 % du prix public de vente. Enfin, et même s’ils ne sont pas très nombreux, il faut continuer à dénoncer le fait que 6 % des auteurs sont encore rémunérés sur les recettes nettes de l’éditeur et que 2 % n’ont même aucun droit prévu dans leurs contrats. Pour près de la moitié des auteurs interrogés le dernier contrat comportait une clause relative à l'exploitation numérique. S'agissant des contrats plus anciens, 36 % des auteurs seulement se sont vus proposer de signer des avenants numériques, mais les deux tiers d'entre eux les ont signés. Marie Torres
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