|
France - Lectures Quand l’art contemporain devient un produit financier haut de gammeMarie Torres - 16 septembre 2013 Nostalgie, désenchantement et humour. C’est ainsi que Michel Ragon, critique d’art, nous livre ses souvenirs. Au temps où Soulages, Klein, Poliakoff et Dubuffet étaient ses amis. Au temps où les œuvres d’art n’étaient pas encore des placements financiers. Une chronique bien agréable à lire
Ecrivain et critique d’art de renom, Michel Ragon a été l’ami de grands artistes comme Soulages, Atlan, Poliakoff, Zao Wou-Ki, Klein ou Dubuffet. Des artistes qu’il a souvent découverts et soutenus. Dans sa chronique, « Journal d’un critique d’art désabusé », il revient sur cette période et s’insurge contre le monde d’aujourd’hui où l’art est devenu marché. Un monde où l’art a basculé dans la spéculation financière. Un monde où même ses confrères, les critiques d’art contemporains, ont des pratiques on ne peut plus douteuses et de citer au passage Léautaud : « Je crois que la critique d’art est surtout l’art de se faire une galerie de tableaux »… Ou encore à propos des neveux de Soulages. « On me raconte qu’au tout début de la carrière du peintre, un neveu venu le voir à Paris, perplexe devant ses peintures abstraites et sombres, lui demande : - Et, tu réussis à en vendre ? - Oui - Et à quel prix ? Soulages indique sa cote. Et, le neveu stupéfait et indigné, de rétorquer - Tu n’as pas honte ! » Michel Ragon revient aussi sur les difficultés de l’époque. « Il est difficile d’imaginer l’incroyable misère dans laquelle vivaient les artistes d’avant-garde, en ce temps. L’avant-garde n’avait pas encore était récupérée par les marchands et le ministère de la Culture. On était d’avant-garde sans l’avoir voulu, par une sorte de malédiction et on était parfois désespéré de l’être. A trente-sept ans, Wols ressemblait à un vieillard, chauve, voûté. On le remarquait titubant, marchant sur le boulevard Saint Germain, qui croisait un autre fantôme, maigre à faire peur, Antonin Artaud. » Après la lecture de « Journal d’un critique désabusé », on n’a qu’une envie, dire merci à l’auteur de nous avoir fait partager ses souvenirs, ses rencontres et ses amitiés. Une délicieuse promenade. Marie Torres
Journal d’un critique d’art désabusé
Michel Ragon Albin Michel, septembre 2013 18 euros |
![]() Marché Dauphine, Inauguré en 1991, le Marché Dauphine est le plus récent mais aussi le plus grand marché couvert des Puces de Saint Ouen : sur deux étages et dans un espace de 6 000 m2, il abrite quelque 150 marchands d’antiquités et de brocantes. Présentation, ici. |
![]() Dès la nuit tombée, l’intérieur des Invalides s’anime grâce à la magie de la lumière, de la musique orchestrale et du vidéo mapping pour dévoiler ses décors et son patrimoine exceptionnels. Et, pendant près de 50 minutes, vous êtes conviés à une déambulation nocturne et sensorielle. Guidés par la lumière, vous explorez les six chapelles qui entourent la crypte du tombeau de Napoléon Ier, où progressivement, l'invisible se révèle. Un spectacle magnifique. Pour en savoir plus, ici. |
"The Faith Tour" de George Michael bientôt en salles
Tourné à Paris-Bercy en 1988 et resté inédit, "Faith Tour" de George Michael sera en salles fin 2026, précédé d’un court-métrage signé Mary McCartney. |
La peur de s'exprimer dans une langue étrangère
Alors que des millions de Français s’apprêtent à voyager vers l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, une étude du Cercle des Langues révèle que la barrière linguistique génère du stress pour 80 % d'entre eux, influençant jusqu’à leur choix de destination. |
Une rentrée littéraire 2026 en légère baisse
Après la hausse de 2025, le nombre de romans publiés à la rentrée repart à la baisse, mais reste, avec 461 titres entre août et octobre, très légèrement supérieur à son niveau de 2024. |
Un biopic sur les Rolling Stones ?
Encouragé par le succès des films biographiques musicaux, Mick Jagger se dit « intéressé ». par un biopic sur les Rolling Stones. La question est, selon lui : « Quelles sont les deux années qui valent la peine d’être racontées ? »... |
Peine de mort en forte hausse
Dans son rapport annuel, l’ONG recense 2 707 cas pour seulement 17 pays, soit le plus haut niveau depuis 1981. Un bond principalement dû à l’Iran où les peines de mort ont plus que doublé l’an passé. |