- Musique

Sam Fender embrase l’Olympia !

Jean-Christophe Mary - 5 mars 2025
Alors que le label Universal Music publie ces jours-ci « People Watching » son troisième album , mardi 04 avril, Sam Fender investissait la scène de l’Olympia pour un unique concert parisien, totalement sold out. Inutile de dire que l’émotion des fans était à son comble.
A 21h 00 précises, les lumières s’éteignent et le spectacle commence dévoilant les musiciens devant un gigantesque écran surplombant la scène. Magique dès le premier titre, le bien nommé « Getting Started », Samuel Thomas Fender nous transporte grâce à son charisme et son incroyable voix. Il faut dire que ce jeune et talentueux auteur compositeur a connu en l'espace de cinq ans et trois albums une ascension fulgurante au Royaume-Uni.

Ces titres, solides comme des rocs,
 raisonnent dans la salle...

Succès commercial, nominations aux Brit Awards et tournées dans des arénas de plusieurs milliers de spectateurs, malgré cette notoriété aussi soudaine qu'exponentielle,  semble avoir bien gardé les deux pieds sur terre. Après une introduction electro bruitiste de plusieurs longues minutes, la machine s'élance telle un bolide sur l'autoroute du rock, boostée par trois titres extraits du nouvel album : « Arm's Length », « Crumbling Empire » et le tube « People Watching » porté par les clameurs d'un public qui se lève d'un seul homme. Ces titres, solides comme des rocs, raisonnent dans la salle comme des standards tout droit sortis des 70’s.

Puis, on remonte dans le temps aux accords de « Will We Talk? » et « The Borders », titres issus de son premier album « Hypersonic Missiles » (2019). Ce soir, la voix est incroyablement chaleureuse, juste, profonde pour délivrer ces titres pop rock extrêmement bien écrits, riches en harmonies. Les textes sensibles et matures, nous entrainent dans l'intimité du chanteur, évoquent les espoirs, les déceptions, notamment celle du passage de l’adolescence à l’âge adulte. Solides et entrainantes, les mélodies sont elles épaulées par des guitares puissantes, carrées, parfois rehaussées ici et là de trompette et de saxophone.

le rocker britannique arpente la scène de part en pat en part

Ces chansons mainstream aux refrains fédérateurs réussissent à nous rendre aussi euphoriques que nostalgiques. Étonnante matrice sonore qui fusionne l'univers de Bruce Springsteen à celui d’Oasis. Le chanteur et ses sept musiciens et une choriste récoltent les faveurs du public sur les quelques 14 titres joués parmi lesquels « Howdon Aldi Death Queue », et le sublime « Spit of You » qui traite des relations père-fils, notamment des difficultés que Sam Fender et son père ont pour communiquer sur leurs sentiments respectifs. Sur les photos polaroids projetées sur grand écran, il y a celle de Sam, nourrisson dans les bras de son père. Le chanteur répète en boucle « I can talk to anyone, can I talk to you? » comme un appel, un besoin urgent d’échanger avec son paternel.

A 30 ans, Sam Fender s'exprime à cœur ouvert, vit ses chansons plus intensément que jamais, pousse sa voix tel ce « Seventeen Going Under » avec le public qui s'époumone sur le refrain, bras levés ciel. Avec ses yeux rieurs, dans son jean et T-shirt noir, le rocker britannique arpente la scène de part en pat en part et réserve quelques poses et déhanchements vraiment singuliers. En guise de rappel, il entonne « Chin Up » et « Hypersonic Missiles » deux brûlots qui soulèvent à nouveau les spectateurs.

Après une heure trente d’un show sans faute, les fans sont émus et conquis. Ce soir, Sam Fender vient de prouver qu'il est désormais une grosse pointure prêt marquer durablement le paysage rock international. Un artiste à suivre de très, très près !
 
  

Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • linkedin
  • Mixx
  • MySpace
  • netvibes
  • Twitter
 

Eventos

El mundo del vintage

Heureux comme un collectionneur
de coqs en plâtre

Les coqs, Jean-François en a plein ses vitrines. En plâtre, en bois, en résine, en verre, en porcelaine. Ce fier gallinacé fascine depuis belle lurette ce passionné qui n’hésite pas à pousser les portes des boutiques de France et d’Espagne, pour le dénicher. Bienvenue dans sa basse-cour… Lire la suite, ici.

Salir en Paris (Pincha en el título)

"Juliette, Victor Hugo mon fol amour" met en lumière un récit à la première personne, celui de Juliette Drouet, connue comme l’amante brûlante de Victor Hugo avec qui elle aura une histoire d’amour passionnée de plus de 50 années. Ce sont ici les confidences d’une femme transposées à la scène. Une femme de l’ombre que l’on met en lumière. Plus d'informations, ici.

Ultima hora

U2 annonce un nouvel album
U2 dévoile son album,« Carnaval de Luz », attendu le 13 novembre, et un single punk, « Silencio ». Un disque porté par le retour de Larry Mullen Jr. et refermé par l’ultime enregistrement de Dolly Parton.
 
"The Faith Tour" de George Michael bientôt en salles

Tourné à Paris-Bercy en 1988 et resté inédit, "Faith Tour" de George Michael sera en salles fin 2026, précédé d’un court-métrage signé Mary McCartney.

 
La peur de s'exprimer dans une langue étrangère

Alors que des millions de Français s’apprêtent à voyager vers l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, une étude du Cercle des Langues révèle que la barrière linguistique génère du stress pour 80 % d'entre eux, influençant jusqu’à leur choix de destination.

 
Une rentrée littéraire 2026 en légère baisse

Après la hausse de 2025, le nombre de romans publiés à la rentrée repart à la baisse, mais reste, avec 461 titres entre août et octobre, très légèrement supérieur à son niveau de 2024.

 
Un biopic sur les Rolling Stones ?
Encouragé par le succès des films biographiques musicaux, Mick Jagger se dit « intéressé ». par un biopic sur les Rolling Stones. La question est, selon lui : « Quelles sont les deux années qui valent la peine d’être racontées ? »...