Paris - 

Surprise ! Une batucada venue du Maroc rafle le premier prix au concours de Paris 2018

Interveiw Hélios Molina - 10 avril
C’est une véritable leçon de modestie et de beauté qu’ont donné en spectacle au Cabaret Sauvage, Slatucada, ce groupe de 13 musiciens le samedi 7 avril. Interview des marocains.

 Slatucada au Cabaret sauvage à la remise des prix. Ph. D.R.

C’est une véritable leçon de modestie et de beauté qu’ont donné en spectacle au Cabaret Sauvage, Slatucada, ce groupe outsider de 13 musiciens le samedi 7 avril à Paris. Ils ont tout d’abord fait trois jours de bus pour arriver au rendez-vous annuel de la fine fleur des batucadas à Paris. Ensuite ils ont travaillé dur (plus d’un an) pour se payer les billets de transports et les visas.  Leur spectacle fut une véritable leçon de mix culturels, de chorégraphie, d’interaction avec le public séduit lui aussi par ce jeu de scène. Entre musique knawa, chaabi,  hip hop, rock, etc . leur prestation fut à la hauteur de cet événement en pleine évolution musicale. Pour cette 14e édition trois groupes ont marqué les esprits Batucados de Colombes- Capanga de Lille et Slatucada.  Une grande déception fut la prestation de la renommée  Timbao (1). Une bonne machine percussive qui n’a pas réussi à faire bouger le public.

(1) Un droit de réponse vient d'être exercé par Timbao :


"Au nom du groupe Timbao dont je fais partie je dois apporter une remarque important sur le passage suivant :
"Une grande déception fut la prestation de la renommée  Timbao. Une bonne machine percussive qui n’a pas réussi à faire bouger le public."
Tu penses bien que nous sommes les premiers déçus de ne pas avoir montrer au public tout le travail accompli en amont pour ce spectacle.
Je ne pense pas qu'il y avait d'utilité d'ajouter cette partie à l'article.
Par contre, il aurait été bon de souligner de manière très objective -  puisque le public l'a souligné et  les vidéos parlent d'elles-mêmes - que le spectacle visuel du groupe a été anéanti par l'utilisation excessive et non ingénieuse des lumières durant les 15 minutes de la prestation :
- le public a été aveuglé par de l'éclairage direct
- le groupe a été plongé dans le noir de manière systématique
J'espère que tu comprends bien le sens de nos propos qui ne remets pas en cause le fond de votre article.
Bien à toi,
Mlle Véronique KALUILA"


Interview « Une image de la femme marocaine forte et féminine »

 Micmag : Nous avons ici l’idée de la femme marocaine musulmane soumise. Cette batucada réussit-elle à changer les choses  chez vous ?

Fatima Zara : Nous vivons dans une communauté musulmane, certes. Ils ont commencé à comprendre que ce que nous faisons n’est que de l’art. Cela représente une bonne image de la femme marocaine, forte et féminine. Dans notre chorégraphie nous montrons aussi une femme marocaine pleine de vitalité pour changer l’idée que la femme n’est pas uniquement à la maison.

 M : Votre inspiration vient d’où ? Le Brésil ?

Youssef Anagam : D’abord de la culture marocaine et aussi de l’Afrique puisque nous sommes aussi africain. On prend aussi un peu du Brésil. Et il y a des similitudes entre les genres marocains et brésiliens. Nous sommes aussi ouverts sur les rythmiques mondiales. Nous faisons de la samba, du rock, du hip hop, du forro, du chaabi marocain (musique des mariages associé à la fête complément de la danse) . nous nous informons sur tous les styles.

 M : Vos revenus viennent du travail artistique ?

Nous donnons des ateliers,  de danse de capoeira, de percussion dans les écoles. Nous avons travaillé toute l’année pour arriver ici jusqu’à Paris, pour acheter les billets, les visas.

 M : Le public parisien se comporte comment ?

Il est chaud. Nous l’avions déjà vu avant de venir dans les vidéos des éditions précédentes. Ca nous a d’abord surpris. Notre nouveau style nous ne savions pas ce que ça pouvait donner. Un grand plaisir d’être là car auparavant nous regardions le Cabaret sauvage que dans des écrans. Et nous avons travaillé dur pour venir.

 Interview Hélios Molina pour www.micmag 2018




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