- Musique

L'Album blanc des Beatles souffle ses 50 bougies ! Happy Birthday rock’n'roll !

Jean-Christophe Mary - 26 novembre 2018
Voilà cinquante ans, les Beatles donnaient vie à l’un des meilleurs albums pop de tous les temps, The Beatles (l'album blanc). Le quatuor de Liverpool est alors à la pointe de l’avant-garde artistique de cette scène pop rock alors en pleine effervescence. Retour sur l’histoire de cet album mythique.
Les portraits glissés dans l'album The Beatles dit "L'album Blanc" © John Kelly/ Apple / Universal

"The Beatles" (l'album blanc), sorti le 22 novembre 1968, marque un nouveau tournant musical dans la carrière des Beatles. Exit le rock psychédélique exploré depuis les albums "Revolver", "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" ou "Magical Mystery Tour". Arrangements plus simples, textes moins philosophiques, les quatre de Liverpool reviennent aux fondamentaux du rock 'n' roll. Malgré la tensions qui règnent entre eux, les Beatles fourniront trente chansons pour ce double album. Les titres sont nés pour la plupart durant le séjour du groupe au nord de l'Inde, à Rishikesh dans l'ashram du Maharishi Mahesh Yogi. Composés sur des instruments acoustiques, on est bien loin bien loin des sonorités complexes de Sgt. Pepper. John Lennon et Paul McCartney ayant évolué dans leur manière de composer, on trouve à l'arrivée une succession de chansons très hétéroclites.

Paul McCartney s’illustre à nouveau par son génie créatif et aborde une large palette de genres musicaux avec un "Honey Pie" dans l'esprit du music hall britannique,ce "Rocky Raccoon" aux accents country, ce "Ob-La-Di Ob-La-Da" aux accents ska ( il sera repris le groupe Marmalade numéro 1 au Royaume-Uni en 1969 et The Heptones en version reggae) et ce "Helter Skelter" sorte de rock lourd et brutal annonçant les prémices du metal.

Plus introspectif dans ses textes, John Lennon donne aussi dans la dérision, se fait incisif voir mordant et clame son amour Yoko Ono. La présence de sa nouvelle conquête pendant les séances d'enregistrement est d’ailleurs un facteur de tensions. John Lennon apporte deux magnifiques ballades "Dear Prudence", "Julia", des titres satiriques et ironiques comme "Revolution 1" ou ce « Cry Baby Cry » qui aurait pu naitre sous la plume de Syd Barrett. George Harrison affirme ses talents d'auteur-compositeur et propose trois titres : "Savoy Truffle" ",Long Long, Long" et la sublime "While My Guitar Gently Weeps".

Jusque-là, Lennon et McCartney réservait à Ringo Star un titre à chanter sur chaque album. Grande première puisqu'il livre ici sa première composition avec "Don't Pass Me By" d'anthologie qui est devenu aujourd’hui un incontournable de son répertoire live.

Les Beatles revoient leur manière de composer. Les stéréotypes qui font de Lennon le rocker et McCartney le gentil chanteur volent ici en éclat. Qui aurait pu penser qu’un titre comme " Good Night " sortirait de la plume de Lennon et un "Helter Skelter" de celle de McCartney ?

En dépit des frictions qui se multiplient entre eux, les Beatles font toutefois des merveilles pendant les enregistrements suite à ces chansons issues de l’extraordinaire période créative qu’ils ont vécu en Inde. Et la formule finira par payer puisque le succès du disque est colossal. Ce sera la troisième meilleure vente d'album du groupe, après Sgt. Pepper et Abbey Road, et le plus vendu sur le territoire américain, avec plus de 20 millions d'exemplaires écoulés. Il restera en tête des hit-parades pendant huit semaines au Royaume-Uni et neuf aux États-Unis

Voilà cinquante ans, les Beatles donnaient vie à l’un des meilleurs albums pop de tous les temps, The Beatles (l'album blanc). Le quatuor de Liverpool est alors à la pointe de l’avant-garde artistique de cette scène pop rock alors en pleine effervescence. Retour sur l’histoire de cet album mythique.
Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net
L'Album blanc
The Beatles

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