- Musique

Foreigner 40 ans et un live At the Rainbow ’78.

Jean-Christophe Mary - 30 mars 2019
Fondé au milieu des 70’s par Mick Jones - qui fût le guitariste attitré de Johnny Hallyday de 1965 à 1974 ! -, le groupe américano britannique a bâti sa réputation à coup de hits pop rock imparables tels que « Urgent, Waiting For A Girl Like You, I Want to Know where love is ».

Ce 27 avril 1978, de retour des USA où les Foreigner sont restés classés un an au Top 20 américain fort de quatre millions d'exemplaires aux États-Unis, restant au top 20 grâce aux singles« Feels Like the First Time, Cold as Ice » et « Long, Long Way from Home », les cinq rockers donnent ce concert à guichets fermés. Ce soir-là, tous les regards sont braqués sur ce quintet qui fait alors couler beaucoup d’encre.

Souvent classé dans le hard rock, notamment à cause des guitares incisives de Mick jones influencé par Cream, Mott the Hoople ou Deep Purple, Foreigner est aussi influencé par les éclats du pop rock de Led Zeppelin de par les inflexions de la voix de Lou Graham, chanteur américain totalement inconnu au Royaume-Uni. Mais Foreigner tire surtout son originalité du rock progressif avec des emprunts à Pink Floyd du travail sur les claviers et synthétiseurs d’Al Greenwood, qui deviendra leur marque de fabrique.

En 1978, Foreigner n’est pas encore le poids lourd du rock FM que l’on connaît aujourd’hui. Disques d’or, tournées marathon, les stades de 80.000 personnes, cela viendra trois ans plus tard. Pour l’instant, le quintet se produit encore dans de petits clubs comme le Rainbow. Riffs en béton armé, rythmique plombée, ce live oscillant entre hard rock et pop rock progressif est livré trois mois avant la sortie de leur deuxième album « Double Vision ». 

Dès le premier titre « Long, Long Way From Home » on ressent dans les guitares de Mick Jones ce son brut de décoffrage, plus proche de Led Zeppelin que des hymnes pop FM qu’il produira par la suite. Mais déjà ce mélange de heavy rock peuplé de notes cristallines aux arrangements complexes pose les fondations de la marque Foreigner. Le quintet change les règles du jeu, dynamite les canons du rock, lui insuffle des harmonies pop pour devenir ce pop rock à la fois solide et mélodique. Dès lors, avec la voix de Lou Graham qui passe des notes basses aux hurlements stridents, ces guitares épaisses et agressives qui charpente le tout derrière les futs de la double grosse caisse de Dennis Elliott, la formule est désormais bien rodée. 

Foreigner est en marche pour devenir l’un des plus grand groupe de rock de tous les temps. Témoin les versions de « Cold as Ice », « I Need You », « Hot Blooded » livrées ce jour là, sont de grand moment de rock’n’roll. Le titre « Double Vision » porte les stigmates de Deep Purple et c’est purement jouissif. Les versions de « Starrider » ou « Headknocker » qui clôt le dvd sont incroyables. Moulé dans son T. shirt et son jean blanc qui lui colle à la peau, la chevelure blonde de Lou Graham ondule sur scène avec à la fois une énergie brute mêlée la grâce d’un félin harangue la foule poing levé, avec sa fougue et ses contorsions qui deviendront sa marque de fabrique. Derrière son pied de micro, le show-man tient déjà autant de la diva que du chanteur de rock. L’histoire est en marche, Foreigner tient le public dans sa main, fin prêt à devenir le groupe anglais le plus populaire de la musique anglaise des années 80

Fortement recommandé, ce live At The Rainbow ’78 fait vibrer les grands succès de leurs débuts.

Jean-Christophe Mary
Foreigner
Live at the Rainbow '78
Blu ray + CD 22,99 euros
DVD 19,99 euros

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