France - Ciné

«Almodovar,l’arbre qui cache une forêt de jeunes cinéastes indépendants espagnols très intéressants»

Marie Torres - 10 octobre 2014
Née en 2008, à l’initiative de quelques amis passionnés de cinéma hispanique, l’association Espagnolas en París promeut le cinéma espagnol en France. José Maria Riba nous en dit plus…
Javier Bardem et son film Enfants des nuages

Micmag.net : Comment est née l’association Espagnolas en París ?
José Maria Riba
: Il y a une dizaine d’années environ, nous avions l’habitude de nous réunir entre amis dont le point commun était d’être espagnols ou hispanophiles et de travailler  dans le cinéma en général et le cinéma espagnol en particulier. En 2008, nous avons décidé de nous impliquer dans la promotion du cinéma espagnol en France et nous avons créé l’association Espagnolas en París.

M. : Vous considérez que le cinéma espagnol n’est pas suffisamment connu et distribué en France ?
J.M.R.
: Nous considérons surtout qu’Almodovar est l’arbre qui cache une forêt de jeunes cinéastes indépendants espagnols très intéressants et moins, ou pas, connus des professionnels et du public français. En tant qu’association nous nous sommes donc mis à travailler aux côtés des distributeurs et des vendeurs de films espagnols et, parallèlement, auprès des journalistes français pour donner une présence régulière au cinéma espagnol en France.

M. : C’est vous qui faites appel aux distributeurs espagnols ?
J.M.R. :
C’est plutôt le contraire ! Nous nous sommes aperçus que nous travaillons  surtout avec des distributeurs français en hiver aussi. Dès qu’un film espagnol sort en France, nous essayons de l’accompagner du mieux possible. Nous recevons les équipes, avec l’aide de partenaires nous prenons des frais en charge. En été, nous nous concentrons sur des auteurs espagnols à la recherche de distributeurs français. Nous les invitons à participer dans Dífferent ! L’autre cinéma espagnol avec des films inédits. Des projections uniques à destination des professionnels et du public.

M. : Vous faites donc des avant-premières ?
J.M.R.
: Aujourd’hui, oui. Mais au début de l’association, il y avait le Latina qui était spécialisé dans le cinéma latino et espagnol. Comme, nous  connaissions  très bien la responsable, nous étions restés d’accord : elle faisait les avant-premières et nous des événements avec des films inédits.


M. : Les films sont toujours projetés dans la même salle ?
J.M.R.
: Par forcément. Nous avons commencé avec le cinéma Majestic Passy parce qu’il est situé dans l’ancien quartier espagnol de Paris, le berceau historique de l’immigration espagnole. Il y en a d’autres bien sûr mais celui-là est emblématique. « Nos ancêtres les concierges » est devenu une sorte de slogan pour nous ! Après nous essayons de nous adapter en fonction des films mais surtout on essaie d’accompagner aussi les exploitants pour qu’ils puissent avoir un peu de recette. Nous travaillons vraiment avec les professionnels français qui prennent des risques avec le cinéma espagnol.

M. : Mais vous ne faites pas que projeter des films ?
J.M.R. :
Non, nous avons une formule « spéciale », une sorte de cinéclub surdimensionné ! Nous faisons venir les équipes des films,  au moins le metteur en scène, souvent les comédiens. Après la projection, il y a un débat qui se prolonge avec un cocktail, très informel mais copieux !

M. : Quelques exemples d’avant-premières ?
J.M.R. : Una mujer sin amor, de Luis Buñuel,  Je décide / Le train de la liberté, un collectif sur le droit à l’avortement, Hijos de las nubes, d’Álvaro Longoria, Gloria, de Sebastián Lelio, Las brujas de Zugarramurdi, d’Alex de la Iglesia…

M. : La fréquence ?
J.M.R. :
Maintenant, elle est devenue quasi mensuelle.

Pour en savoir plus, http://www.gnolas.org/joomla/


Marie Torres
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