06-03-2011 18:29:26

Tribune libre : Ma semaine du dégoût !

Les intellektuels. Ils ne prétendent ni à l’hipnotiz-art, ni à l’intimid-art, ni à te distraire, mais aspirent à te faire penser. Et ils ne vivent pas de cela. Ce sont des ouvriers, des maçons ou des chômeurs ... ces lignes valent aussi pour Le$ AUTRE$.

Par Silvia Delgado- Depuis Vizcaya (Espagne) - Traduction de l'espagnol Iris Sergent


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Le dernier dégoût auquel ce poète dédicace quelques paroles, ce sont les artistes, les écrivains, tous ceux qui peuvent se placer sur le bord de la Terreur et qui, nonobstant, optent pour la parole du politiquement correct, pour la tape dans le dos, pour la vulgarité, la stupidité ou l’attitude pédante. Moi, je sais que je suis intolérante avec tous ceux là ; moi, je sais que tout un chacun peut faire face à la vie de la manière qu’il estime être convenable. Cela je le sais. Mais quand il s’agit de personnes qui exercent une profession de poète ou tout autre art, le sang me monte à la tête s’ils font perdre leur temps aux pinceaux ou aux mots en expliquant la forme rhomboïde de leurs nombrils. Cela me dégoute de les voir souriants lors de leur présentation de livres, tandis que dehors, la pauvreté assomme ; cela me dégoute de les écouter à leurs pupitres, tandis que dehors, les expulsions se succèdent ; cela me dégoute de les voir récolter leur prébende, tandis que dehors la prison ou la torture ou les lois ou les bombes coagulent les présents. Cela me dégoute car il n’est plus temps de se taire, ce n’est plus le moment de regarder Narcisse comme si il était l’unique survivant. Ici et maintenant, ce qui importe ce sont les mots clairs, le courage de l’engagement. En nous éloignant de ces réalités, en vivant au dehors d’elles, nous devenons esclaves de ceux qui nous gouvernent. Et sans liberté, l’artiste, le poète, se transforment en un quelconque brasseur d’air , en un page du deuil et du sang.


 

ÉVÉNEMENTS

VINTAGE & COLLECTIONS

Né il y a plusieurs millénaire, ustensile utilitaire, accessoire de mode très prisé puis tombé dans l'oubli, l'éventail semble avoir de nouveau le vent en poupe. Georgina Letourmy-Bordier, Experte en éventails à Drouot - Docteur en Histoire de l'Art, nous en parle. La suite ici.

SORTIR À PARIS

Qui n’a jamais rêvé de découvrir les secrets de l’espionnage ? Les clichés et les fantasmes sur le monde du renseignement sont nombreux, mais quelles sont leurs limites  ? "Espion", l'exposition de la Cité des sciences et de l'industrie vous offre une intrigue unique imaginée à partir d’une documentation sur l’espionnage qui en dévoile l’envers du décor… La suite ici.

BRÈVES

Dur dur covid 19 - Micmag touché !
Micmag dans la douleur après la perte d'un ami et co-fondateur de Micmag.net. Thierry Bommart  (informaticien) a succombé suite à une insuffisance respiratoire. Jean-Louis Langlois qui a filmé plusieurs de nos reportages TV a plongé dans le noir puis est en cours de récupération.
 
Bansky à Barcelone - 100% non autorisée
Une centaine de reproduction dans un espace 'Trafalgar' par des artistes eux aussi anonymes. Bansky n'a à ce jour jamais montré son vrai visage ni son identité.
 
Bowie donne son nom à une rue

Le 10 janvier, le maire du XIIIe arrondissement de Paris a confirmé qu'une rue prendrait le nom de David Bowie dans le quartier de la gare d'Austerlitz. Un vote est prévu en février.

 
Marbella, le paradis et l'enfer des narcos
Marbella,  refuge de milliardaires en Espagne, 6 assassinats en pleine rue en trois mois. Le dernier, un français de 60 ans. Guerre de clans de narcos ? La police est muette.
 
Le sous marin des narcos
Sur les côtes de Galice (Espagne), la police a repéré un sous marin chargé de 3000 kg de cocaïne pure estimé à plus de 100 millions d'euros. 2 personnes arrêtées et une autre en fuite. Une première en Europe. 

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Au coeur de la France rurale- Bistro picard - 2016 - ©HM

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