Aigues-Mortes - voyages

Le joyau d’Aigues-Mortes, près de Montpellier

Hélios Molina - 20 Janvier 2011
C’est dans l’un des véritables joyaux du patrimoine côtier du XIIIe que nous vous convions le samedi matin. Touristes chineurs à vos agendas !

La ville fortifiée du Gard devint rapidement prospère grâce à un commerce d’épices, de soiries d’Orient et d’exportations de draps peints de Montpellier. Et surprise, c’est aujourd’hui un marché aux puces et à la brocante des plus captivants de cette côte Méditerranéenne. Serait-il dû à son jeune âge ? Il vient de fêter ses cinq ans. Sur le très agréable boulevard Frédéric Mistral où certains viennent en vélo, les trouvailles sont plutôt inhabituelles dans ce type de manifestation de petite localité. De plus, les prix pratiqués sont fort raisonnables. Il y a peu l’esprit vide-grenier avec son étalage de cartons de garage mais plutôt l’aspect d’un grenier de brocanteur mis au sol. En effet, vous y trouverez M. Haincourt, 77 ans, qui étale ses trésors de famille d’Indochine. Vous ferez connaissance sur photo d’époque des grands parents du monsieur dans une maison coloniale. Et sur son stand sous les platanes, vous approcherez un cheval pour enfants en papier mâché de 1930 (100 euros), des personnages sculptés du sud Vietnam vers 1800 en bois exotique dont il en tient un dans la main (210 euros), une collection de briquets, etc.. Il suffit d’aller de l’autre côté de l’allée pour voir une autre spécialité bien particulière. M. Parisot, 67 ans, est amateur des poids et mesures. Il présente ainsi plusieurs boîtes de dimensions différentes dont des miniatures , une collection de couteaux dont un numéroté à l’effigie de Pascal Paoli (nationaliste corse) mis en vente à 50 euros et bien d’autres curiosités parfois intrigantes.

M. Foussat, un gardois de 63 ans, éleveur de chevaux nous rappelle que nous sommes en Camargue puisqu’il vend du matériel d’équitation. Cet ex-professionnel du cheval propose des anciennes selles françaises, anglaises (entre 45 et 200 euros). Au sol, il étale de la faïence traditionnelle. « Le marché d’Aigue-Mortes est un marché porteur qui cible l’estivant  devenu de plus en plus connaisseur et exigeant » raconte cet homme qui défend les petits prix pratiqués ici.   M. Arnault est un brocanteur qui se rend dans tous les marchés d’été avec son mobilier et ses objets de décoration. Un meuble St Hubert (époque Louis-Philippe) est à 1300 euros, une commode 1920 avec marbre est à 600 euros, une panetière à restaurer est à 450 euros, une machine à écrire 150 euros pièce. Autre agréable rencontre est celle de Catherine Bert qui propose des pièces uniques très difficiles à trouver dans le flacon de parfum. « J’aime particulièrement le verre et celui de Murano, mon père est vénitien… Mon flacon préféré est de marque Guerlain et j’en suis fidèle. Le prix est en fonction des éditions et rééditions. Je vends entre 150 et 600 euros le flacon. J’habite depuis un an et demi à aigues Mortes. Le Camarguais est un peu rustique comme les chevaux mais derrière cette rusticité il y a quelque chose d’intéressant. Il faut du temps. La vie en Camargue n’est pas très facile. Il n’y a pas d’industrie. Mais ici tout est humain» conclue la spécialiste en flacons. Aigues-Mortes est une vraie partie de plaisir. Chineurs et collectionneurs ne seront sûrement pas déçus du voyage. Il est même quasiment incompréhensible de repartir d’ici les mains vides. 



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