Paris, France - 

Chineur Pasquinelly- Un chineur de son années 60-70 hors pair à Paris

Hélios Molina - 
Il n’a ni internet ni télévision. Ce jovial quinquagénaire parisien utilise les vieilles méthodes dont celles de fréquenter constamment les puces et les brocanteurs, afin d'enrichir sa collection de platines et enceintes.

Le chineur Pasquinelly conserve ses trésors non pas dans un garage, un entrepôt ou une cave mais chez lui,  un studio du dernier étage d’un immeuble ancien. Dans son salon, salle à manger, platines, enceintes, radios décorent sans trop dévisager l’espace assez restreint. Ici tout est en état de marche et prêt à fonctionner d’une minute à l’autre. D’ailleurs nous avons pu tester une écoute stéréo et une écoute de vinyles mono d’époque mais aussi une écoute de CD. Mais commençons par un petit tour d’horizon, du matériel Français : tout d’abord, un ensemble Charlin (chaine d’époque complète), l’un des sommets de la hi fi. Charlin  qui débuta dans les années 40. Charlin est l’inventeur d’une tête artificielle (pour mieux saisir les mécanismes du son chez l’homme) et d’enregistrements très recherchés. 100 exemplaires de cette machine ont été fabriqués. Les enceintes tubulaires (conçues à l’origine pour les salles de cinéma) font 2m de hauteur. « J’ai dû attendre sept ans pour l’avoir, je suis quand même teigneux. Je savais qu’un certain Carado, dernier ingénieur chez Charlin était susceptible de restaurer cela. Mais son contact  était quasi impossible à obtenir. Carado a passé un moi et demi à restaurer mon engin ».  Nous écoutons donc un enregistrement Charlin avec un appareil du même nom assis sur un sofa face à cette armada de machines qui somme toute s’intègrent dans une esthétique proche du design des années 50. Plus loin une magnifique radio imposante de marque Radiola chinée aux puces de Montreuil pour 150 euros. « Aux puces de Montreuil, il y avait deux ou trois gars qui cherchaient du son et se faisaient la gueule. Je leur ai proposé un jour d’aller boire un café. Du coup aux puces, si je ne chine pas du matériel, je trouve des copains ». Il sort d’un coin un amplificateur de marque Phillips de fin des années 50, « du très haut de gamme inabordable tant les prix étaient chers  que j’ai trouvé en bas de chez moi, rue de Bretagne. Cela valait plus cher qu’une voiture à l’époque ! » ajoute le talentueux chineur. « Le brocanteur m’a vendu cela pour 30 euros après habile négociation car il pensait que c’était une radio sans haut-parleur ».

L’une des machines les plus imposantes est une platine de lecture Bourdereau  de 1962 avec moteur triphasé fait pour une maintenance  facile. En ouvrant en deux clics la tête, l’on accède au ventre de la bête et l’on peut aussi savoir le nombre d’heures pour lesquelles la machine fut en marche. Celle-ci a 200 000 heures.  A l’époque, ce type d’engin très volumineux valait plus cher qu’un studio parisien. La Bourdereau était conçue et garantie pour fonctionner 24h sur 24 pendant huit ans ! L’on peut les marchander aujourd’hui autour de 2500 euros en parfait état.  Ce matériel très professionnel était fait pour l’ORTF qui menait une politique de recherche acoustique approfondie comme la BBC. Dans l’un des tiroirs de la machine, il sort toute la documentation d’époque.

En clair, Yves s’entoure principalement de deux chaînes stéréophoniques et une autre pour écoute monophonique. Mais la liste pourrait se poursuivre avec  un des premiers postes à modulation de fréquence de 1955 très sophistiqué qui fait une présélection lui aussi chiné aux puces de Montreuil ; un magnétophone à fil des années 40 chiné au marché d’Aligre avec déclencheur au pied et sacoche en cuir chiné pour seulement 20 euros ;  un détail pour les amateurs de vintage : un tourne disque portable populaire italien de marque Lesa des années 50 chiné rue de Bretagne pour 30 euros ; une collection d’oreilles de lapins de marque Elipson dont chacune est une pièce unique. C’est ce qu’avait développé Elispon pour équiper notamment les aéroports de Paris, les salles d’attentes de l’ORTF.




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