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My Sweet Lord, la ferveur de George Harrison

Marie Torres - 25 février 2022
Sortie en 1970 sur l'album « All Things Must Pass », « My Sweet Lord » se classe rapidement en tête des ventes dans plusieurs pays avant que George Harrison ne soit accusé de plagiat. Histoire d'une des plus belles chansons de l'ex-Beatles.

Le 10 avril 1970, la nouvelle tombe : les Beatles se séparent. Les Beatles sont morts ? Vivent Paul, John, George et Ringo. Et d'ailleurs, George ne tarde pas à montrer qu'il est plus vivant que jamais avec la publication, le 30 novembre de la même année, d'un triple album, All Things Must Pass. C'est sur ce disque que se trouve son titre mythique, My Sweet Lord qui, l'année suivante, paraîtra en single.

C'est à Copenhague, en décembre 1969, que George commence à l'écrire. Il est alors comme Billy Preston et Eric Clapton, un "artiste invité" sur la tournée européeenne de Delaney et Bonnie Bramlett. L'inspiration ? Elle vient d'une conversation qu'il a avec les deux chanteurs et Rita Coolidge au sujet du gospel. Il leur demande : comment composer la chanson de gospel parfaite ? Et ils répondent en improvisant une mélodie mêlant des airs de Oh My Lord et de Hallelujah.


il cherche à fusionner les messages
des deux religions

George s'est déjà essayé à écrire des textes s'inspirant de chants religieux chrétiens, hindous. Mais maintenant, il cherche à fusionner les messages des deux religions.

Il commence donc à travailler sa chanson à partir d'un hymne chrétien du XVIIIe siècle Oh Happy Day et la termine à son retour à Londres, aidé par Preston. Mais cette chanson, il n'y croit pas tellement.

« J’ai beaucoup réfléchi à la question de savoir s’il fallait faire 'My Sweet Lord' ou non, parce que je m’engagerais publiquement et je m’attendais à ce que beaucoup de gens deviennent bizarres à ce sujet », écrit-il dans ses mémoires, I Me Mine.

Et d'ailleurs que dit-elle, cette chanson ?

My Sweet Lord (Mon Doux Seigneur)

My sweet lord (Mon doux Seigneur)

Hm, my lord (Hm, mon Seigneur)

Hm, my lord (Hm, mon Seigneur)

I really want to see you (Je veux vraiment vous voir)

Really want to be with you (Vraiment être avec vous Seigneur)

Really want to see you lord (Vraiment vous voir Seigneur)

But it takes so long, my lord (Mais cela est tellement long, mon Seigneur)

Des paroles qui reflètent le désir de George d'avoir une relation directe avec Dieu, de le rencontrer. Un désir impatient :

Now, I really want to see you (hare rama) (Maintenant, je veux vraiment vous voir (hare rama))

Really want to be with you (hare rama) (Vraiment être avec vous (hare rama))

Really want to see you lord (aaah) (Vraiment vous voir Seigneur (aaah))

But it takes so long, my lord (hallelujah) (Mais cela est tellement long, mon Seigneur (alléluia))

My Sweet Lord est au centre d'un procès pour violation de droits d'auteur

La chanson terminée, il la propose à Billy Preston qui l'enregistre avec un tempo gospel. Ce n'est qu'un peu plus tard que lui-même l'enregistre sur le triple album All Things Must Pass. Le titre paraît en single aux États-Unis et l'année suivante au Royaume-Uni et en France. Il se classe tout de suite en tête des ventes dans les deux pays pendant respectivement quatre et cinq semaines. Ce qui fera dire à John Lennon :

« Chaque fois que j'allume la radio, c’est My Sweet Lord que j'attends. Je commence à penser qu’il doit vraiment y avoir un Dieu. »

Quelques années plus tard, My Sweet Lord est au centre d'un procès pour violation de droits d'auteur en raison de similitudes avec la chanson de Ronnie Mack, He's So Fine, un succès de 1963 du groupe féminin new-yorkais les Chiffons.

Mais, en 1976, il est établi que George a inconsciemment plagié la chanson et qu'il a en fait utilisé l'hymne chrétien Oh Happy Day comme source d'inspiration pour la mélodie.

My Sweet Lord retrouvera le haut des hit-parades en 2002, après la mort de George, grimpant au sommet des charts au Royaume-Uni.

Lire aussi : 

George Harrison, 20 ans déjà...

The Traveling Wilburys, cinq musiciens talentueux



 

Marie Torres pour www.micmag.net
My Sweet Lord
George Harrison

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