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- Musique « No Gods No Masters » : le meilleur album de Garbage depuis 20 ans !Jean-Christophe Mary - 27 juillet 2021 Shirley Manson et Butch Vig signent leur retour discographique avec ce tout nouveau tout chaud « No Gods No Masters ».
Sans vouloir les comparer à The Clash, Garbage a connu un parcours un peu similaire. Si à la fin des 80’s, The Clash symbolise mieux que personne le mouvement punk, véritable révolution culturelle qui a détruit les clichés sur lesquels était alors bâtie la musique, au milieu des 90’s, Garbage est l’un des derniers groupe à avoir su donner au rock cette dimension insurrectionnelle avec un vrai engagement politique. Après l'essor du rap, du hip-hop, de l’électro et du nu metal, les Garbage sonnent en 2021 comme ils sonnaient au milieu des 90’s. Décriant plus fort que jamais les injustices exponentielles dans un monde toujours plus chaotique, les piliers du rock alternatif US reviennent revitalisés et énervés plus que jamais.Voilà une musique brute, remplie de fureur et de passion, une musique autant faite pour les rockers nostalgiques que pour les afficionados d’electro rock indus. Si sur « No Gods No Masters » les arrangements sont conçus à partir de machines de samples et de bidouillages sonores, les titres vivrent et respirent comme des êtres fait de chair et de sang. Les chansons sont délivrées avec le cœur et les trippes à l’image de « The Men Who Rule the World » ou « The Creeps », brulot electro rock particulièrement nerveux. D’autres titres sont exaltés, comme sous sous haute tension électrique, tels le magistral « Godhead » electro indus à la forte signature Depeche Mode. Ici on assiste à un enchevêtrement de voix chuchotées qui s’envolent haut des les aiguës derrière des basses electro qui pilonnent et des roulement de batteries syncopés. Une bande son où règne la folie électrique comme on l’entendait déjà sur leur premier album éponyme de 1995. « The Wolves » nous emmène en voyage dans la 3eme dimensions avec ces riffs de guitares rehaussées d’un armée de synthétiseurs fous. L’univers mystérieux du quatuor se métamorphose en une sorte de psychédélisme 2.0 où le son distordu des guitares fusionne aux basses et aux claviers pour se prendre dans une spirale vertigineuse dont il est impossible de sortir. Des chansons comme « Uncomfortably Me » et « A Woman Destroyed » témoignent d’une esthétique architecturale sombre, si dark qu’elle vous donne le vertige. Et puis on imagine déjà les futurs milliers de portables allumés sur le « Starman » de Bowie ou le « Because the night » de Patti Smith, autant de romances oniriques où le groupe apporte sa petite touche personnelle. Quand la voix inimitable aussi séduisante, imposante que menaçante de Shirley Manson monte vers les cimes, parfois poussée jusqu'au point de rupture les titres entrent dans une sphère atmosphérique menaçante, pulsés à vivre allure par des rythmiques electro industrielles absolument fascinantes. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas entendu ce mélange de force et de lyrisme dans une voix féminine. Cet album, leur meilleur depuis 20 ans est une véritable onde choc qui emporte tout sur son passage. Hâte de vérifier maintenant si ce bel équilibre tient aussi bien la route en live. Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net
No Gods No Masters
Garbage CD 14,99 euros / 29,99 euros |
Photo extraite du film de Mario Grave - S'abonner sur notre canal Youtube pour avoir accès à nos films :
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