L'art primitif, un domaine de plus en plus branché

Hélios Molina - 5 juillet 2016
Arts primitifs ou Arts premiers. Valeur refuge ou réelle tentation pour un art sacré ? Les mystères de l'Afrique ou du monde précolombien gardent leur puissance surtout auprès de précieux investisseurs. L'amour de l'art ou du fric ? Pour y voir plus clair...

Photo © Man Ray












                                      C'est l'un des domaines vers lequel les investisseurs se sont rués, bien avant le grand projet présidentiel d'un musée des Arts premiers. Les petits porteurs, attristés pas les baisses boursières, voient dans l'art primitif une valeur-refuge. Les cadres supérieurs se laissent très souvent tenter par les mystères de cet art. Pourtant, ce domaine requiert une connaissance des ethnies, de leurs dieux, de leurs traditions ancestrales et de leur artisanat. Cependant l'art primitif se marie à merveille avec l'art contemporain et les antiquités. Il n'est pas rare de voir dans les intérieurs d'amateurs d'art ce mélange des styles.

La découverte de l'art nègre, comme il fut baptisé, est dû aux cubistes et surréalistes André Breton, Picasso, Paul Eluard, au fauve André Derain et à tant d'autres. C'est autour de 1910 que certains de ces créateurs de génie ont eu une véritable révélation. Depuis cette époque, le marché de l'art n'a cessé de s'intéresser à ces trouvailles venant d'Afrique, d'Océanie ou d'Amérique. Paris était, jusqu'à récemment, la capitale européenne de l'art primitif mais,à la suite de différents scandales de pillages et de faux, le marché s'est réfugié à Bruxelles. A présent, les grandes ventes aux enchères se déroulent à Londres et à New York. Il existe toutefois de belles œuvres à vendre chez nos marchands français et notamment parisiens (dans le VIe arrondissement). Et le pays compte un nombre important de collectionneurs et de nouveaux amateurs.

Ne pas se faire arnaquer

Mais dans cette déferlante d’objets, comment s'y retrouver?

C'est vrai que le marché pullule de pacotilles faites en série et vendues à même le sol. De plus, l'Afrique connaît quelques fabuleuses productions fabriquées chez d'excellents faussaires. Il faut en général avoir un curriculum vitæ de la pièce que vous préemptez, connaître sa provenance, son âge, son ethnie d'origine. Il est préférable, pour plus de sécurité, d'acheter chez un marchand ayant pignon sur rue et capable de vous fournir une facture. L'on dit d'une pièce qu'elle est authentique, signalent les experts, "lorsqu'elle a dansé" ou servi pour les cérémonies religieuses tribales. Elle doit être chargée de "mysticisme."

L'art africain n'a guère plus de cent ans d'âge. Le climat, la non-préservation du patrimoine, ont rendu impossible toute conservation plus ancienne. Les faux sont apparus dès 1920, imitant des œuvres provenant du Gabon, du Zaïre, du Bénin. Les faussaires ont tenté de copier des pièces à succès, celles pour lesquelles les prix en occident étaient élevés. Les voyageurs, les expatriés ont contribué à ce petit trafic. Une fois de retour, ils ont souvent tenté d’obtenir auprès de marchands peu compétents un "pedigree". Mais ces faux remarquables, connus aujourd'hui des spécialistes, ont une réelle cote car ils possèdent une qualité esthétique irréprochable.

L'art primitif, n'est pas fait que de masques de différentes ethnies. Les poignards, les lances, les fétiches, les pendentifs, les statuettes font partie de cet univers. Les prix varient du simple au double, d’un quartier à l’autre. Il faut absolument parcourir quelques catalogues de vente et se faire une idée des prix en vigueur.

 ©Hélios Molina pour www.micmag.net

A lire le dossier complet : Chiner en France

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