- Musique

« Spirit » of Depeche Mode

Jean-Christophe Mary - 27 mars 2017
Avec « Spirit », le trio Dave Gahan, Martin Gore et Andy Fletcher continuent d’explorer l'electro pop qui a fait le succès de leurs albums cultes « Violator » et « Songs of Faith and Devotion ».

D’entrée le ton est donné. Un beat électro proche du drum’n’bass envahit l’espace. Comme sur le précédent album, Delta Machine, on retrouve ces sonorités trip hop, aussi riches que subtiles, ces halos de guitares rock lugubre passées à une moulinette électro des plus ténébreuses.

Dès Going Backwards, le trio est dans son élément. La voix y est affûtée, le son esthétique et puissant. De bout en bout, vraiment aucune faiblesse dans les compositions qui reflètent bien l’air du temps. Dans un ronflement de claviers synthétiques, de batteries martiales et de guitares métalliques, le producteur James Ford sublime ces 12 titres, leur donnant ce côté magique et intemporel par ce son de cathédrale.

Compositeur de la majorité des titres, Martin Gore marque sa différence vocale sur Eternal et Fail, et renouvelle les arrangements en bidouillant ses effets spéciaux, plongeant les titres dans une transe électro d’une noirceur vénéneuse. Si le ton général semble plus apaisé, Dave Gahan explore toujours les méandres du spleen avec des textes cauchemardesques. Avec cette pointe de trip hop dans les rythmiques, ce zeste de rock’n’ roll et ce beaucoup de Kraftwerk dans les structures, voilà une pop rock sombre raffinée d’où surgissent ces Where's the Revolution ou encore No More et So Much Love, taillés pour faire vibrer les stades. Plus difficiles d’accès Cover me ou Poorman deviennent de véritables accroche-cœurs au fil des ré-écoutes.

La beauté vénéneuse, la noirceur musicale qui font la force de Dépêche Mode continuent de nous envouter. On attend maintenant la déclinaison live au stade de France le 1er juillet prochain, un show qui devrait prendre la forme d’une grande messe initiatique.


Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net

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