- Musique

Depeche Mode au Lollapalooza : Retour sur un show d’une classe et d’une densité exceptionnelle !

Jean-Christophe Mary - 30 juillet 2018
Le mythique trio britannique des 80’s était au festival Lollapoloza ce samedi 21 juillet. Puissant et mélodique gorgé d’un blues épais chant puissant et assuré, les Depeche Mode ont démontré qu’ils sont bien les maîtres du genre. Retour sur un show d’une classe et d’une densité exceptionnelle.
21h45. Les milliers de festivaliers attendent patiemment sur les pelouses de l’Hippodrome. L'ambiance est déjà palpable, électrique mais bonne enfant. Sur scène, les techniciens règlent les derniers préparatifs tandis que la sono diffuse le Revolution des Beatles. Quelque chose de lourd de pesant flotte dans l’air.

21h50. Les musiciens entrent un à un sur le plateau au son de Cover Me issu de leur album Spirit de 2017. Tout de noir vêtu les cheveux gominé, Dave Gahan (chant), Martin Gore (claviers, guitare) et Andy Fletcher (claviers) font leur entrée sous un soleil encore haut. Dès le premier titre, Going Backward issu lui aussi de leur dernier album Spirit, le trio est dans son élément: la voix est affûtée, le son puissant. L’allure élégante, le corps souple, Gahan est à l’aise. Tournoiement sur lui même, rapides majestueux, pas de danse déhanchés, puissant sex appeal, le showman est un entertainer hors pair. On est bluffé de le voir ainsi prendre dans ses filets les milliers spectateurs avec une telle facilité, une telle une virtuosité. Gahan nous envoie ses chansons tantôt comme des brûlots, tantôt comme des caresses. Immédiatement le public suit comme soulevé, porté par une vague d’euphorie collective. Ce soir, il n’y a quasiment aucun temps mort entre les 15 titres joués.

Dans un ronflement de claviers et de guitares Grescth gonflées rock, Martin Gore et Andy Fletcher enchaînent les titres du récents album (A Pain That I'm Used To, Precious, Cover Me ) sans oublier les tubes du passé Black Celebration, Enjoy the Silence, A Pain That I’m Used to. Arquebouté derrière son pied de micro, se tord comme un pantin déglingué. Derrière, le groupe joue de façon sobre et mesurée et donne au set ce côté magique et intemporel. Sur chaque titre, Peter Gordeno (claviers additionnels), fait durer le plaisir, en bidouillant ses effets spéciaux, plongeant les titres dans une transe electro. Si le ton général semble plus apaisé, le groupe explore toujours les méandres du spleen avec pour toile sonore un mélange sonorités trip hop aussi riches que subtiles.

Voilà une pop rock raffinée truffées de mélodies imparables, le tout chanté avec un grand soin pour les harmonies vocales. Plus d’une fois, l’écran géant distillant images vidéos installé en fond de scène montrera un Dave Gahan se laissant aller à une ivresse hypnotique à lui faire perdre la tête. Précisons que le light show à dominante noir et rouge est d’un esthétisme rare. En guise de rappel, le public a droit à Walking in My Shoes, Enjoy the Silence et s’achève sur Just Can't Get Enough d’anthologie issu du premier album sorti en 1981. La boucle est bouclée.
Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • linkedin
  • Mixx
  • MySpace
  • netvibes
  • Twitter
 

ÉVÉNEMENTS

La morte amoureuse de Théophile Gautier

La morte amoureuse de Théophile Gautier au Théâtre Darius Milhaud

« Memories »

« Memories » de Philippe Lebraud et Pierre Glénat

Paul Klee, Peindre la musique

L’exposition numérique rend hommage aux deux passions de Klee, la musique et la peinture, et révèle les gammes pictural...

Alô !!! Tudo bem??? Brésil-La culture en déliquescence ! Un film de 1h08 mn

Photo extraite du film de Mario Grave - S'abonner sur notre canal Youtube  pour avoir accès à nos films :

VINTAGE & COLLECTIONS

Jean Segura, collectionneur d'affiches de cinéma : « J'en possède entre 10 000 et 12 000 »

Journaliste scientifique, auteur de plusieurs ouvrages, concepteur du site ruedescollectionneurs, Jean Segura est aussi un passionné et un spécialiste de l'affiche de cinéma ancienne. Rencontre, ici.


SORTIR À PARIS

« Loading, l'art urbain à l'ère numérique »

jusqu'au 21 juillet 2024 au Grand Palais Immersif


            


BRÈVES

Madrid, 11 mars 2004

L'Espagne, mais aussi l'Union européenne, rendent un hommage solennel lundi aux 192 victimes de 17 nationalités assassinées il y a 20 ans à Madrid dans des attentats à la bombe qui marquèrent le début des attaques islamistes de masse en Europe.

 
Pablo Neruda a-t-il été empoisonné ?
Cinquante après, le Chili relance l'enquête sur la mort du poète et Prix Nobel de littérature survenue sous la dictature du général Pinochet. Cancer de la prostate ou empoisonnement ?
 
Paris 2024 : les bouquinistes ne seront pas déplacés
Paris 2024 : les bouquinistes des quais de Seine ne seront finalement pas déplacés pour la cérémonie d’ouverture des JO « Déplacer ces boîtes, c’était toucher à une mémoire vivante de Paris » a déclaré à l'AFP Albert Abid, bouquiniste depuis dix ans au quai de la Tournelle.
 
Sophie Calle et la mort !
Sophie Calle, artiste de renom, achète des concessions funéraires au USA en France et ailleurs. "J'achète des trous" dit -elle à propos de sa mort.
 
53 journalistes et proches de médias tués dans la guerre Israel- Hamas
Cinquante-trois journalistes et employés de médias ont été tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, selon le dernier décompte du Comité pour la protection des journalistes (CPJ)