11-02-2011 18:36:24

Courant d'art abstrait au Venezuela

Direction Caracas, la capitale vénézuélienne qui pourrait bien être la capitale de l'art Abstrait. Cruz Diez ou Jesus Soto sont deux artistes célèbres de cette capitale qui ont vécu à Paris. La ville regorge d'une multitude d'artistes abstraits de cette qualité !
Par Francois-Xavier Freland (Caracas)


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    Oeuvre d'Ana Borzobohaty © FXFreland
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    Architecture moderne et abstraite de Fruto Vivas © FXFreland
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    Architecture moderne Caracas © FXFreland
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    Oeuvre de l'artiste cinétique Jesus Soto dans une rue de Caracas © FXFreland
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    Oeuvre mobile de Jesus Soto © FXFreland
Casquette de titi parisien enfoncée sur le crâne, barbe broussailleuse blanche, les yeux alertes; Francisco Salazar n'a pas vraiment l'air d'un latino. Ou peut-être si, dès qu'il parle...Depuis 40 ans qu'il vit à Paris, il n'a pas perdu son irrésistible accent hispanique, qui le rend cependant, parfois, plus abstrait encore. A 73 ans, celui qui étudia d'abord l'architecture, qui fut l'élève de l'artiste Alejandro Otero, et qui travailla longtemps aux côtés du célèbre représentant de l'art cinétique vénézuélien Jesus Soto dans son atelier à Paris, ne parle que de ça, ne vit que pour ça. L'art abstrait ou géométrique, c'est toute sa vie.
Influencé par la géométrie du Russo-polonais Malevitch ou par le Néerlandais Mondrian, Francisco Salazar ou "Pancho" pour les intimes, met l'espace en scène. Il dit c'est une oeuvre d'art, pas une peinture. Une oeuvre d'art, on tourne autour, alors qu'une toile, elle, est posée sur le mur. C'est ce qu'il appelle l'art actuel… L'époque des peintures encadrées et accrochées au mur est bien révolue selon lui… Rencontre avec l'artiste Francisco Salazar, qui n'aime pas qu'on le confonde avec Jesus Soto, dans un café parisien de Caracas, qui nous décrit avec son accent, ses oeuvres abstraites.

Francisco Salazar aime poser cette question :  Existe-t-il beaucoup de villes au monde, qui abritent à chaque coin de rue ou d'autoroutes, des oeuvres d'art abstrait ? Il est vrai que dans son genre, Caracas est unique. Si vous vous promenez un jour dans cette ville méconnue, méprisée des tour-opérateurs, construite avec le béton, plus célèbre pour sa violence et ses manifestations politiques, vous serez surpris pourtant d'y croiser des oeuvres d'artistes abstraits les plus célèbres du monde, Jesus Soto ou Cruz Diez qui vécurent tous les deux à Paris, ou encore des oeuvres d'Alejandro Otero, ou de Carlos González Bogen, pour ne citer qu'eux.… Des artistes que l'on retrouve aussi au coeur de l'extraordinaire université centrale du Venezuela à Caracas, dessinée et réalisée par l'architecte Carlos Raul Villanueva, élève spirituel de Le Corbusier. L'université où nous nous trouvons désormais a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000. Elle regroupe un grand nombre de bâtiments et oeuvres d'art de l'architecture moderne et des arts plastiques, tels que l'Aula Magna avec les Nuages d'Alexander Calder.
Ania Borzobohaty est une artiste plasticienne, abstraite elle aussi, française d'origine polonaise, grande amie de Salazar. Elle vit entre Paris et la capitale vénézuélienne. On la retrouve dans la cantine de l'université centrale du Venezuela, à côté d'une oeuvre de Jesus Soto.

L'art d'Ania Borzobohaty est construit dit-elle, très architectural, on reconnaît encore l'influence de Mondrian dans le choix des couleurs primaires, et de la Polonaise Kobro, du courant constructiviste. Cette frêle artiste travaille le métal, l'acier ou l'aluminium.  

Ania Borzobohaty qui réalise aussi des meubles, en pièces uniques, sera prochainement exposée aussi, comme le vénézuélien Francisco Salazar, fin mars au Grand Palais dans le cadre de la foire d'Art Paris, mais aussi en juin à la galerie Zafra, référence de l'art Abstrait, rue Malher dans le Marais. 

 

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