La Ciotat - Peinture

Anne Fioux : comme un faisceau de lumière sur la toile !

Publi-reportage Micmag - 19 juillet 2014
Anne Fioux n’est pas une ciotadenne (habitante de La Ciotat près de Marseille) comme les autres. A 38 ans, elle décide de tourner une page de sa vie, de lâcher un travail régulier et rémunérateur, de prendre ses pinceaux et d’assumer la vie d’artiste. Le choix de la lumière !



























Anne Fioux n’est pas une ciotadenne (habitante de La Ciotat près de Marseille) comme les autres. A 38 ans, elle décide de tourner une page de sa vie,  de lâcher un travail régulier et rémunérateur, de prendre ses pinceaux et d’assumer la vie d’artiste. Quatre années ont passé depuis. Qu’à cela ne tienne. Encouragée par ses proches dont son mari, elle se lance dans les éthers de la peinture, court chez un ébéniste du coin et récupère des bois exotiques. Car rien ne vient au hasard. Son père sculpteur sur bois, lui a légué un certain amour pour l’art, la matière, les couleurs, les formes. Premier épitaphe : nous sommes tous maître de notre destinée !

Anne excelle dans le nu féminin parfois sans visage qu’elle rend évanescent sous des couches de peinture. Elle maîtrise aussi sa palette de pigments qu’elle malaxe jusqu’à obtenir une texture, un relief. Mais pourquoi cette passion du nu ?

Anne répond au micro de Micmag.

 Micmag : La lumière de la Méditerranée vous influence t-elle ?

Anne Fioux : Une italienne m’a dit un jour que j’avais fait entrer la lumière de la vie dans mes tableaux. J’ai un besoin de lumière. J’ai tendance à me déplacer dans mon atelier en fonction de la lumière. L’atelier, c’est ma maison et mon jardin.

 M. : Vos supports ?

A.F. : Il y a 3 ans, j’ai peint sur un meuble et depuis je n’arrive plus à revenir sur la toile. Le bois, il faut lui laisser le temps de restituer la couleur, c' est une matière vivante. Je travaille sur des bois exotiques, tendres. Sur le chêne je n’obtenais pas ce même résultat.

"Je ne peints souvent pas de visage, une manière de dire que cela s’adresse à toutes les femmes."

 M. Le nu féminin est l’un de vos thèmes préférés ?

A.F. : Je dessine depuis l’âge de douze ans. J’aime un environnement qui est beau. Je recherche la beauté de la femme avec un grand F. Une douceur que j’essaie de représenter. Je ne peints souvent pas de visage, une manière de dire que cela s’adresse à toutes les femmes. Nous vivons dans un monde d’agressions, dans les informations, la violence.  Je veux juste un petit moment de pose lorsqu’on observe mes tableaux. J’ai l’impression que nous avons  oublié cette douceur, cette beauté si nécessaire au quotidien.

"Turner pour ses couleurs, pour la douceur de son œuvre, de la finesse dans les traits, de la délicatesse de ses lignes"

 M. : D’ou puisez vous cette teneur. Vos influences en peinture ? Quels sont vos maîtres ?

A.F. : Je suis une autodidacte. J’ai besoin de trouver une inspiration par moi même. Le nu est un thème qui peut devenir facilement vulgaire j’ai donc recours au mat qui va avec la douceur du bois et gomme ces revers. J’ai donc tendance à utiliser des cires, à patiner. Le nu, j’ai envie qu’il soit discerné sans être vu.

 M. : Aucun maître ne vous a influencé ? Vous auriez un nom à citer ?

A.F. : Turner pour ses couleurs, pour la douceur de son œuvre, de la finesse dans les traits, de la délicatesse de ses lignes. Avec quelques traits, l’on imagine aussitôt ce qu’il y a. Je n’avais pas songé à la mélancolie, non.

 M. : Comment parvenez-vous à façonner vos couleurs ?

A.F. : Je travaille à base de pigments. Je travaille le bois comme je ferais pour une aquarelle. Essentiellement par couches. Sur un tableau, j’ai deux à quatre mois de travail. Mes formats ne sont pas standard. En principe je fais du 60X80 cm. Les plus grands font 150X150 cm. Cela dépend du bois que je vais trouver et du projet que j’ai en tête.

 M. : Vous préférez la dénomination artisans d’art plutôt qu’artiste ?

A.F. : Je ne saurais vous dire. Je n’entre pas dans les définitions ou les règles. Je déteste les étiquettes. J’ai simplement le besoin d’atteindre un niveau qui me satisfasse.

M. : Un véritable artiste est-il celui comme le laissent à penser certains de nos critiques d’art, un être qui vit dans la souffrance ?

A.F. : Je sais simplement que loin de mon atelier, je ne suis pas bien. Parfois exécrable car je ne mets pas en pratique ce que j’ai en tête. Je comprends une certaine souffrance.

Publi-reportage Micmag

Pratique :  

Vous pouvez retrouver Anne Fioux sur internet : www.annefioux.com

Exposition personnelle : - Exposition personnelle du 19 au 25 avril 2012 - A la Bergerie - Carry le Rouet (13620)

Salons et expositions de groupe :

-          Salon d’art - Art3F – Montpellier du 13 au 15 juin 2014

-          Salon Déco – Habitat & Métiers d’Art
11 au 14 avril 2014 - au Centre Expos Congrès de Mandelieu La Napoule

-          Salon du Meuble de Nice –Art & Design - du 9 au 17 novembre 2013 – Palais des Expositions à Nice

-          Exposition Commune au Grand Centre la Valentine – du 9 au 21/09 2013 - Marseille

-          Art Monaco – Espace Grimadi – du 25 au 28 avril 2013 – Galerie Kawaï.

-          Dans le cadre de l’exposition "Dionysos - Visible et Invisible" - Du 8 oct au 30 Nov 2012 
Art PleiaDA International, SLAVianski au Centre d'Affaires de l'Aéroport Nice Côte d'Azur

-          Sm’Art - Salon d'art Contemporain - Du 3 au 7 mai 2012 – Aix-en-Provence – Parc Jourdan


En 2015 : -   Salon Déco – Habitat & Métiers d’Art
 (dates non fixées)- au Centre Expos Congrès de Mandelieu La Napoule



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