Rio de Janeiro - reportage

« Quente ! » Bataille autour de la destruction du Musée de l'Indien

Amélie PERRAUD-BOULARD, le petit journal - 20 janvier 2012
Situé à côté du stade du Maracanã, le musée de l'Indien devrait être détruit pour des raisons de sécurité suite à une demande de la Fifa. L'idée de détruire ce symbole pour en faire un parking a mis le feu aux poudres. Une partie de la population est en émoi.
La population indigène et le gouvernement de l’Etat de Rio s’opposent sur la question de la démolition de l’ancien bâtiment qui abritait un musée dédié à leur population. Situé à côté du stade du Maracanã, le quartier est en pleine rénovation en vue de la Coupe 2014 et des JO en 2016. Le point sur la situation.


La colère gronde depuis que le gouvernement de Rio de Janeiro a annoncé que le bâtiment qui a abrité le Museo do Indio (Musée de l’Indien) de 1953 à 1978 – il se trouve maintenant dans le quartier de Botafogo - allait être détruit sous trente jours. Celui-ci est situé à proximité du stade du Maracana où se jouera la finale de la Coupe du Monde 2014. Or le stade mythique et ses environs passent par une phase de réhabilitation avant d’accueillir le grand événement sportif. Parmi les lieux concernés donc, cet ancien musée. 

La bataille fait rage depuis le mois d’octobre entre le gouvernement de l’Etat d’un côté, la population indigène et ses défenseurs de l’autre. Le gouvernement carioca estime répondre à une exigence de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) qui voulait que l’évacuation des personnes et véhicules soit facilitée aux alentours du stade, notamment par la destruction de ce bâtiment abandonné depuis 1978. Le projet serait de construire sur l’espace libéré un parking et un centre commercial.

Shopping ou centre de culture indigène ?
Or depuis 2006, une vingtaine de familles d’Indiens ont construit des baraquements autour de l’immeuble et ne l’entendent pas de cette oreille. Pour eux, il est hors de question que l’on touche au bâtiment de type colonial, qui a été le premier dédié à leur peuple et à leur culture. Ils souhaiteraient d’ailleurs pouvoir y installer un centre de mémoire et de culture indigène qui serait nommé "Aldeia Maracanã".

Au cours du week-end dernier, le gouverneur de l’état de Rio, Sergio Cabral et le maire de la capitale carioca, Eduardo Paes qui est également favorable au projet, ont envoyé des troupes de la police militaire afin de déloger les familles installées sur place. Celles-ci ont résisté, soutenues par une centaines de personnes qui occupent également les lieux.

Ils ne sont pas les seuls à remettre en question la réalisation du projet puisque le Ministère Public Fédéral a déposé un recours lundi 14 janvier au Tribunal Régional Fédéral afin d’empêcher la destruction de l’ancien musée. D’après le quotidien O Estado de São Paulo, le recours indique que l’on ne peut encourager une mesure qui "génère la perte définitive d’un bâtiment dont la valeur historique, culturelle et architecturale est forte". Egalement opposés au projet l’Iphan (Institut du Patrimoine Historique et Artistique National) ainsi que le Crea (Conseil Régional d’Architecture et d’Urbanisme).

Alors que mercredi matin, la FIFA a expliqué qu’en aucun cas elle n’avait exigé la démolition de l’édifice. Pourtant Sergio Cabral a réaffirmé peu de temps après, alors qu’il inaugurait deux nouvelles UPP (Unité de Police Pacificatrice) qu’il ne reviendrait pas en arrière. Il a déclaré que le monument n’avait jamais été classé au patrimoine et que par ailleurs, ils avaient proposé "aux quelques indiens qui se sont installés sur ce terrain – arrivés là en 2006 et non pas en 1506 – que soit construit un centre dédié à la culture indigène de l’autre côté de la voie ferrée".


Amélie PERRAUD-BOULARD - le petit journal

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