Rio de Janeiro - reportage

Rio Grande do Sul- Plus de 200 morts dans une boîte de nuit pour une fête étudiante.

Amélie PERRAUD-BOULARD (www.lepetitjournal.com - Brésil) - lundi 28 janvier 2013
La fête étudiante organisée à Santa Maria, dans l'Etat du Rio Grande do Sul, a viré au cauchemar après le déclenchement d'un feu au beau milieu de la nuit. L'une des plus grandes tragédies connues par le pays. Au départ, le délire d'un musicien ! Les gérants et deux musiciens sont en détention.

D'après des informations d'Agencia Brasil, au moins 232 personnes ont péri dans un incendie qui s'est déclenché dans la nuit de samedi à dimanche, dans la boîte de nuit Kiss, située à Santa Maria dans l'état du Rio Grande do Sul (au sud du Brésil). Plus de 100 personnes sont actuellement hospitalisées dans les divers établissements hospitaliers de l'état, d'après le dernier bulletin diffusé par la police. La fête réunissait des étudiants dont le nombre reste pour l'instant inconnu. Mais le lieu est connu pour pouvoir accueillir jusqu'à 2.000 personnes.


D'après des informations divulguées par le site G1, le feu aurait pris aux alentours de 2h30 du matin. Le chanteur du groupe qui était alors sur scène a souhaité réaliser un petit spectacle pyrotechnique à l'aide d'un fumigène, mais les flammes ont atteint la mousse isolante installée au plafond de la discothèque et le feu s'est propagé très rapidement. 

Portes fermées et panique
Selon Globo, la panique aurait pris l'assemblée lorsque la fumée s'est diffusée dans l'ensemble de la discothèque. Les vigiles, n'ayant pas compris ce qui se passait, auraient alors maintenu les portes fermées pour que les étudiants ne partent pas sans payer. Le chef des pompiers a notamment déclaré : "Certaines personnes qui étaient sur place nous ont raconté que les vigiles de la discothèque ont fermé les portes, ce qui a empêché l'évacuation rapide de la salle et a engendré encore plus de panique". Les victimes sont mortes asphyxiées ou écrasées par la foule. Luana Santos Silva, l'une des étudiantes présentes, a expliqué à GloboNews qu'il n'y avait qu'une unique porte de sortie ; beaucoup se sont précipités vers les toilettes, pensant qu'il s'agissait d'une autre possibilité pour s'échapper du bâtiment. La licence de sécurité incendie de l'établissement n'était plus aux normes depuis le mois d'août.

La présidente Dilma, qui se trouvait au Chili pour participer à la rencontre de la communauté des Etats Latino-Américains et des Caraïbes, a annulé ses rendez-vous pour se rendre immédiatement sur les lieux du drame. Très émue, elle affirmé au cours d'une conférence de presse qu'il s'agissait d'une immense tragédie pour le pays. Elle a ajouté qu'elle souhaitait voir "toute l'aide possible" apportée à l'Etat du Rio Grande do Sul et qu'il fallait mettre en place "une grande mobilisation des moyens pour aider les familles des victimes et traiter rapidement et efficacement les blessés". L'ancien président Lula a affirmé que "le Brésil entier était en deuil".

Amélie PERRAUD-BOULARD (au Brésil) 




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