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"Hotel California", l'un des plus grands tubes. Aussi délicieux qu'il prétend être ?

Marie Torres - 
Sorti en 1976, "Hotel California" d'Eagles fait partie des plus grands tubes de l'histoire et s'est vendu à 32 millions d'exemplaires. Mais cet hôtel est-il aussi "lovely", aussi "délicieux" qu'il prétend l'être ? Est-il le Paradis ou bien l'Enfer ?

Comment, dès l'évocation du titre de Eagles, Hotel California, ne pas se représenter sa pochette : la photo du luxueux Beverly Hills Hôtel de Los Angeles. Comment ne pas entendre susurrer "Such lovely place" (Quel endroit charmant), "Such a pretty face" (Quelle belle façade). Et pourtant l'histoire de cette chanson n'est pas aussi "idyllique" qu'elle semble l'être...

Imaginez. Un voyageur solitaire se retrouve sur une sombre route du désert ("On a dark desert highway") et s'arrête pour la nuit dans un hôtel qui pourrait être le Paradis ou l'Enfer ("This could be Heaven or this could be Hell")...

Il est inutile, bien sûr, de préciser que ces paroles, et les suivantes, ont inspiré plusieurs légendes : pour les uns, le lieu serait une maison hantée - on entend des voix dans les couloirs ("There were voices down the corridor") "; pour les autres, un centre de désintoxication - la senteur tiède des colitas qui sont des joints de marijuana au Mexique ("Warm smell of colitas"), les couteaux d'acier, référence à des seringues ("They stab it their steely knives"), le vin ("Please bring me my wine").

"Les paroles reflètent parfaitement l'esprit de l'époque..."

La bonne interprétation ? Difficile de trancher, les deux paraissent possibles. Une seule chose reste certaine : l'histoire se termine mal  : "You can check out any time you like/ But you can never leave" (Tu peux régler ta note quand tu veux, mais tu ne pourras jamais partir).

Mais qu'en disent les intéressés ? En fait, il faut attendre le début des années 2000 pour avoir une explication. "Les paroles reflètent parfaitement l'esprit de l'époque, qui était une période de grand excès en Californie et dans le milieu de la musique. » déclarera Don Henley, chanteur et batteur du groupe, au magazine Rolling Stone, en 2004.

Hotel California dénonce la situation difficile des musiciens de l'époque, prisonniers de cages dorées et qui tombent dans la drogue ou l'alcool. Eagles critiquent tout simplement le marché de la production californienne, on comprend mieux leur réticence à dévoiler le sens caché de leur chanson...

A sa sortie en 1976, ce titre, particulièrement long, 6' 30", se classe directement à la première place des charts américains et va faire exploser la popularité du groupe. Il sera deux fois disque d'or et une fois disque de platine et sera classé n° 49 parmi les 500 plus grandes chansons de tous les temps selon Rolling Stone. Un succès dû, tout particulièrement, au fabuleux solo de guitare de Glenn Frey, guitariste et co-auteur avec Don Henley de Hotel California... mais la meilleure façon de bien comprendre et apprécier cette chanson c'est encore de l'écouter.

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Marie Torres pour www.micmag.net
Hotel California
The Eagles
Vinyle, 17 euros

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