- Musique

Lous and the Yakuza « IOTA » : un nouvel album où l'Amour se décline avec un grand A !

Jean-Christophe Mary - 3 janvier 2023
Dans son tout nouveau tout chaud « IOTA », la jolie jeune femme nous parle d’Amour avec un grand A, égrène les effusions, les déceptions, comme dans un jeu d’enfant à coup de « Je t’aime un peu, beaucoup, à la folie …un Iota. Et ce second album est une vraie réussite.

Née en République démocratique du Congo, ayant émigrée avec sa famille à Bruxelles, la jeune belgo-congolo-rwandaise avait déjà retenu l'attention des critiques et du public en 2020 avec « Gore », premier album dans lequel la chanteuse devenue mannequin tombait le masque, évoquait le racisme, se confiait sur son passé de SDF.

Avant de d'évoquer ce second opus, pour ceux qui ne la connaitrait pas encore, petit retour en arrière. Dès son plus jeune âge, Lous (de son vrai nom Marie-Pierra Kakoma) baigne dans un environnement musical privilégié. Son père gynécologue écoute Mozart, Chopin, Vivaldi et Beethoven quand elle compose ses premières chansons dès l’âge de 6 ans. Lors du déménagement de sa famille en Belgique, à ses 15 ans, la jeune adolescente commence à envoyer ses premières mixtapes au label Columbia. A dix-neuf ans, elle quitte le foyer familial.

Dans la période d'itinérance qui suivi, elle vivra plusieurs mois dans la rue avant de s'installer dans un studio d’enregistrement, où elle dort, enregistre, tout en faisant divers petits boulots. C'est à cette période qu'elle adoptera le nom de scène de Lous and the Yakuza à partir de l’anagramme de Soul (âme), source de son inspiration musicale, et Yakuza, le syndicat du crime organisé japonais pour décrire l'équipe de collaborateurs qui crée ses bande sons.

Dans ce 2e album très éclectique, on sent que l’on a faire à une artiste à part. Messages philosophiques et politiques, ambiance musicales issues du cloud rap et du R&B, la jeune femme initie un hip hop singulier qui se démarque par des mélodies pop colorées, des rythmiques reggaeton, du hip-hop classique et... des berceuses. Lous y parle d'amour avec un grand A, mais de manière différente et dans une forme rare : l'amour ou ce qu’il en reste une fois que la passion a déserté. A grand renfort d’autotune et de mélodies répétitives, les titres égrènent les effusions, les déceptions comme dans ce jeu d’enfant où l’on arrache les pétales d'une rose pour décrire son état amoureux : Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, plus du tout… un Iota.

Dès « Ciel » premier titre hypnotique à l'atmosphère cotonneuse et rêveuse, on plonge dans un bain de jouvence ouaté. Un titre vaporeux et ensorcelant où se mêlent émotion et gravité. Si « Kisé » est lui porté par des rythmiques dance, « Takata » parle du désir impulsif sur une rythmique très marquée, en référence à ses racines africaines. « La Money » raconte lui le manque de tendresse et rappelle un peu l'univers de Rihanna.

Avec ce pied de grosse caisse qui tape en avant, en opposition à la guitare acoustique, l’atmosphère devient plus menaçante au fur que le titre se déroule. Sur «Hiroshima »le désir devient incandescent jusqu’à la la brûlure quand « Yuzu balade » plus cotonneux traite lui de la dépendance affective. Sur « Lubie », Lous convole en duo avec le rapper belge Damso. Entre rap et comptine pop, ce beau mariage de voix est porté par une guitare acoustique et un flow éthéré. Sur le furieux, « Kis » la belle évoque l’amitié quand « Interpol»  parle du manque de sa famille. Ici chaque texte interpelle, raconte sous un angle nouveau ce qu'est être une jeune femme noire dans le monde du showbiz, pointe le succès, la survie, l’argent, le rejet. Voilà pour l'album. Maintenant, on a hâte de vérifier si ce bel équilibre tient aussi bien la route en live que sur disque. Réponse : le 4 février à La Cigale. A bon entendeurs...

Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net
Iota
Lous and The Yakuza, le 11 novembre 2022
CD 14,99 euros / Vinyle 25,99 euros

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • linkedin
  • Mixx
  • MySpace
  • netvibes
  • Twitter
 

Events

Vintage world (Click on the title)

Marché Dauphine,
un marché singulier et ultra-spécialisé

Inauguré en 1991, le Marché Dauphine est le plus récent mais aussi le plus grand marché couvert des Puces de Saint Ouen : sur deux étages et dans un espace de 6 000 m2, il abrite quelque 150 marchands d’antiquités et de brocantes. Présentation, ici.

Going out in Paris

Dès la nuit tombée, l’intérieur des Invalides s’anime grâce à la magie de la lumière, de la musique orchestrale et du vidéo mapping pour dévoiler ses décors et son patrimoine exceptionnels. Et, pendant près de 50 minutes, vous êtes conviés à une déambulation nocturne et sensorielle. Guidés par la lumière, vous explorez les six chapelles qui entourent la crypte du tombeau de Napoléon Ier, où progressivement, l'invisible se révèle. Un spectacle magnifique. Pour en savoir plus, ici.

News flash

"The Faith Tour" de George Michael bientôt en salles

Tourné à Paris-Bercy en 1988 et resté inédit, "Faith Tour" de George Michael sera en salles fin 2026, précédé d’un court-métrage signé Mary McCartney.

 
La peur de s'exprimer dans une langue étrangère

Alors que des millions de Français s’apprêtent à voyager vers l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, une étude du Cercle des Langues révèle que la barrière linguistique génère du stress pour 80 % d'entre eux, influençant jusqu’à leur choix de destination.

 
Une rentrée littéraire 2026 en légère baisse

Après la hausse de 2025, le nombre de romans publiés à la rentrée repart à la baisse, mais reste, avec 461 titres entre août et octobre, très légèrement supérieur à son niveau de 2024.

 
Un biopic sur les Rolling Stones ?
Encouragé par le succès des films biographiques musicaux, Mick Jagger se dit « intéressé ». par un biopic sur les Rolling Stones. La question est, selon lui : « Quelles sont les deux années qui valent la peine d’être racontées ? »...
 
Peine de mort en forte hausse

Dans son rapport annuel, l’ONG recense 2 707 cas pour seulement 17 pays, soit le plus haut niveau depuis 1981. Un bond principalement dû à l’Iran où les peines de mort ont plus que doublé l’an passé.