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"Ne laisse pas les enfoirés te tirer vers le bas"

Marie Torres - 11 mai 2018
Entre satire sociale et polar, "L'invitation" nous raconte le parcours d'un jeune homme d'un milieu peu aisé, prêt à tout pour être acepté dans l'aristocratie britannique. Mais le prix à payer risque d'être fort élevé... Magnifiquement construit, ce roman est captivant d'un bout à l'autre.

26 mai 2015, commissariat de police d'Eden Street à Tipworth, en Grand-Bretagne. Dans la petite salle d'interrogatoire, trois personnes : Martin Gilmour et deux policiers. Une femme et un homme. Tout de suite on comprend que Martin n'est ni victime, ni suspect. Peut-être témoin. Témoin d'un événement qui s'est déroulé quelques jours auparavant, le 5 mai. Un événement grave mais qu'on arrive pas à cerner.

C'est là que le talent d'Elizabeth Day intervient. Plutôt que de nous raconter, d'une manière chronologique, comment et pourquoi Martin est là, dans ce commissariat, elle nous "promène". Elle nous fait faire des aller-retour dans un passé qui peut être très proche, la soirée du 5 mai, ou plus lointain en nous ramenant aux années d'université...

Et, petit à petit, on commence à comprendre. Comprendre comment Martin, boursier, fils d'une mère sans le sou, est devenu le meilleur ami de Ben Fitzmaurice, héritier d'une prestigieuse famille. Comment il  a été prêt à tout pour obtenir et conserver ce lien car, dira-t-il plus tard, "Il n'y avait pas pire solitude que de ne pas être l'ami de Ben"... Mais il apprendra, à ses dépends, que " les amitiés évoluent"...

L'invitation aurait pû être seulement un bon roman, entre polar et satire sociale mais, je le répète, sa construction originale le rend captivant en nous tenant en haleine, du début à la fin. Un livre à mettre entre toutes les mains...

Marie Torres pour www.micmag.net
L'invitation
Elizabeth Day
Traduction Maxime Berrée
Editions Belfond, Mai 2018
21 euros

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