Paris - 

Olivier de Rincquesen, chineur "compulsive-buyer"

Hélios Molina - 
Homme de radio et de télévision, Olivier de Rincquesen est un chineur expérimenté, toujours en quête d’un tableau ou d’une pièce pour enrichir ses différents thèmes de collection. Témoignage.

Par Hélios Molina (Paris)

Homme de radio et de télévision, Olivier de Rincquesen est un chineur expérimenté, toujours en quête d’un tableau ou d’une pièce pour enrichir ses différents thèmes de collection. Cave, garage, maison, appartement parisien témoignent de sa boulimie chineuse en perpétuelle alerte, grâce à sa profession. Ses "bons tuyaux" sont le fruit de son assiduité et d’une grande part de hasard.

"Je vais tout aussi bien dans la brocante au coin de la rue, qu’aux Puces, aux ventes à Drouot et dans les galeries. Il faut être capable d’acheter partout. Je suis un accumulateur, un compulsive-buyer, comme dit une galeriste connue des quartiers chics. J’ai collectionné dans des segments très différents. A une époque, j’achetais des aquarelles de fleurs, des bronzes de Vienne, des couteaux, des petites voitures etc. Pour chiner, j’emmène mes enfants ou ceux qui veulent bien me suivre. J’entends souvent - casse-toi avec ta brocante ! - De temps en temps, mes enfant s’y intéressent et me posent des questions du genre - combien t’a coûté ce tableau ? - Je fonctionne par cycles. Il y a une période où j’allais aux Puces de Vanves, mais j’ai été un peu déçu. Depuis, je retourne aux Puces de Saint-Ouen.  Je trouve que le marché Vernaison s’est amélioré. En même temps, je vais voir les galeries comme celle de Françoise Livinec, une amie…

"je chine moderne, je vais voir les sites, y compris minables"

Marchander ? Moi, je suis prêt à payer le prix si j’estime que l’œuvre en vaut la peine. Je trouve tout à fait légitime qu’un galeriste vende son travail, qu’un brocanteur puisse gagner sa vie. A Drouot, on ne discute pas les frais d’acheteur, on les paye. Je chine moderne, je vais voir les sites, y compris minables, je lis la Gazette de Drouot, etc., il ne faut pas se décourager, car même dans une brocante minable, dimanche dernier, j’ai déniché un joli tableau. Cela prend trois quart d’heure de faire le tour d’une brocante. Mes conseils ? Ils sont tout d’abord négatifs. Ne pas penser que l’on va faire une affaire. Achetez ce que vous aimez en vous entourant de quelques précautions. Il faut se documenter…. Près d’ici, j’ai connu un professionnel qui a escroqué des dizaines de personnes du quartier. J’ai tout fait pour le déglinguer. Je crois beaucoup au professionnalisme, à la compétence, à la belle marchandise. Donc, on achète en confiance…, je n’investirais pas des sommes importantes sur l’art primitif sans m’entourer de précautions. Le budget ? Non, je n’ai pas de budget mais je ne m’endetterais pas pour pouvoir acheter. L’année dernière, j’ai été pris d’un zèle vendeur et j’ai vendu une centaine d’objets aux enchères et à des copains. Je revends lorsque je suis en sur-stock. Mon épouse -qui prend des cours à Drouot- partage cette passion et prendra le relais…. Le marché n’est pas à l’agonie, comme le laissent supposer certains, il y a de nouveaux support. Bien sûr, si vous vendez du mobilier Louis XV moche vous aurez des difficultés. Il y des marchés qui n’existaient pas comme l’art déco ou les objets des années 50, il y a vingt ans".


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