- Vidéo

Bob Marley and the Wailers - The Capitol session '73 : un document rare sur les débuts des Wailers.

Jean-Christophe Mary - 29 septembre 2021
En octobre 1973, Bob Marley and the Wailers donnent un concert intime aux studios Capitol à Hollywood. Alors qu'ils interprètent et enregistrent live douze grands classiques, le producteur Denny Cordell immortalise l'événement.
En 1973, bien avant qu'ils ne deviennent des icônes, personne où presque n’a entendu parler de Bob Marley and The Wailers, même si le groupe tourne et enregistre depuis près de 10 ans. Le groupe vient de quitter le label AD Records (1967-1972) pour signer avec le producteur anglo-jamaïcain Chris Blackwell.

Ce nouveau départ signe la fin de la période ska et rocksteady entamée au début des 60's. Pour rendre la musique des Wailers accessible au plus grand nombre, Chris Blackwell va customiser le son originel (il ira même jusqu’à demander à Bob Marley de substituer l'anglais à son patois local). Ainsi en 1973, sortent coup sur coup, deux albums fondateurs « Catch a Fire » suivi quelques mois plus tard de « Burnin ». Pour revenir à cette session live enregistrée en octobre de cette année, elle est le fruit d’un accident. En effet, après avoir assurés quelques premières parties avec Bruce Springsteen au Max's Kansas City à New York, les Wailers viennent d’être débarqués de la tournée US de Sly and the Family Stone. Plantés en Californie, sans aucun plan de secours, Bob Marley, Peter Tosh, les frères Aston et Carlton Barrett (basse et batterie), Earl "Wya" Lindo (claviers) et le chanteur Joe Higgs se retrouvent dans les studios Capitol à la demande de Denny Cordell directeur de Shelter Records et ami de Chris Blackwell.

Les images de cette session étaient considérées comme perdues jusqu'à ce qu'un chercheur en découvre quelques extraits. Il faudra plus de 20 ans, à travers entrepôts et archives de maisons de disques, de New York à Londres en passant par San Diego, pour finalement remonter les précieux fragments, minutieusement restaurés et remasterisés. Quatre caméras filment l'évènement, où l'on découvre les Wailers arpenter le studio ou bien encore flâner, rouler et fumer d'énormes spliffs avec des mines désabusées. Peu convaincus, ne sachant pas trop ce qu’ils font ici, on les voit errer avant de se mettre derrière leurs instruments. Les musiciens commencent à jouer, s'arrêtent, puis redémarrent. Une chose est claire : le groupe ne fusionne pas vraiment. Joe Higgs semble un peu perdu, tente de jouer vaguement des percussions, de placer ci et là quelques lignes vocales. Plus impliqué, Peter Tosh assure ses parties de guitares et chante sur même sur quelques morceaux. Bob Marley apparaît lui avec sa coup afro mais sans dreadlocks (cela viendra un peu plus tard !). Sur les images, lui aussi ne semble pas particulièrement enthousiaste.

Les titres sont exécutés de façon appliqué mais on sent que tout ça manque un peu d’énergie. A cette époque le reggae est un genre musical peu connu aux Etats-Unis. Du coup, peu spectateurs et d’invités dans la salle. Les 12 titres interprétés ici proviennent des albums « Catch a Fire » (Slave Driver, Stop That Train, Stir It Up, Kinky Reggae, No More Trouble et Midnight Ravers) et Burnin), ( Get Up, Stand Up (Burnin and Lootin, Put It On, Duppy Conqueror, Rastaman) avec une chanson inédite de Peter Tosh « You Can't Blame the Youth ». On remarquera que le tube « I Shot the Sheriff » popularisé un an plus tard par Eric Clapton ne figure pas dans cette sélection. Soyons honnête : ce DVD n’est pas indispensable pour le néophyte. Mais compte tenu de leur rareté, ces images constituent un document historique important pour tout vrai fan qui se respecte.
Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net
The Capitol Session '73
Bob Marley And The Wailers
CD Album 12,99 euros / Vinyle 29,99 euros

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • linkedin
  • Mixx
  • MySpace
  • netvibes
  • Twitter
 

Events

Vintage world (Click on the title)

Heureux comme un collectionneur
de coqs en plâtre

Les coqs, Jean-François en a plein ses vitrines. En plâtre, en bois, en résine, en verre, en porcelaine. Ce fier gallinacé fascine depuis belle lurette ce passionné qui n’hésite pas à pousser les portes des boutiques de France et d’Espagne, pour le dénicher. Bienvenue dans sa basse-cour… Lire la suite, ici.

Going out in Paris

"Juliette, Victor Hugo mon fol amour" met en lumière un récit à la première personne, celui de Juliette Drouet, connue comme l’amante brûlante de Victor Hugo avec qui elle aura une histoire d’amour passionnée de plus de 50 années. Ce sont ici les confidences d’une femme transposées à la scène. Une femme de l’ombre que l’on met en lumière. Plus d'informations, ici.

News flash

U2 annonce un nouvel album
U2 dévoile son album,« Carnaval de Luz », attendu le 13 novembre, et un single punk, « Silencio ». Un disque porté par le retour de Larry Mullen Jr. et refermé par l’ultime enregistrement de Dolly Parton.
 
"The Faith Tour" de George Michael bientôt en salles

Tourné à Paris-Bercy en 1988 et resté inédit, "Faith Tour" de George Michael sera en salles fin 2026, précédé d’un court-métrage signé Mary McCartney.

 
La peur de s'exprimer dans une langue étrangère

Alors que des millions de Français s’apprêtent à voyager vers l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, une étude du Cercle des Langues révèle que la barrière linguistique génère du stress pour 80 % d'entre eux, influençant jusqu’à leur choix de destination.

 
Une rentrée littéraire 2026 en légère baisse

Après la hausse de 2025, le nombre de romans publiés à la rentrée repart à la baisse, mais reste, avec 461 titres entre août et octobre, très légèrement supérieur à son niveau de 2024.

 
Un biopic sur les Rolling Stones ?
Encouragé par le succès des films biographiques musicaux, Mick Jagger se dit « intéressé ». par un biopic sur les Rolling Stones. La question est, selon lui : « Quelles sont les deux années qui valent la peine d’être racontées ? »...