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Un Américain à Paris : le musical aux six oscars de retour au Châtelet !

Jean-Christophe Mary - 4 décembre 2019
Attention chef d’œuvre ! L’adaptation du film de Vincente Minnelli sur un concerto de Gershwin, crée en 2013 au Châtelet, était une réussite. Pour la réouverture de la salle, après deux ans de travaux, le théâtre présente à nouveau cette brillante création pour 43 représentations exceptionnelles

Jerry Mulligan, un GI américain resté à Paris après la guerre, souhaite devenir peintre. Avec deux amis, le chanteur Henri Baurel et le pianiste compositeur Adam Hochberg, le trio poursuit ses ambitions artistiques tout en nourrissant un amour inconditionnel pour Lise, une danseuse qui devient leur muse.

Reconstituée en tableaux, chorégraphies époustouflantes et numéros de taps dance plus spectaculaires les uns que les autres, ce grand classique est un hommage de George Gershwin à Paris. Son but est de parvenir à évoquer de manière purement musicale l'énergie et la poésie qui lui ont plut lorsqu'il y séjourna en 1928.

Un américain à Paris est considéré par les aficionados comme l’une des comédies musicales les plus importantes de tous les temps, immortalisée par cette séquence célèbre pour sa scène finale, un ballet magistral qui dure près de dix-huit minutes, où Jerry pense qu'il ne pourra jamais être avec Lise et rêve qu'il danse avec Lise partout dans les rues de Paris. 

Dès le premier acte le rideau se lève sur un imposant dispositif scénique : les photos de rues de Paris qui laissent place tour à tour à des lieux célèbres comme les fontaines de la Concorde, la façade de l'Opéra Garnier, la butte Montmartre ou encore à des décors des quais de Seine, plus vrais que nature. La première scène où le drapeau Nazi est remplacé par un immense drapeau bleu blanc rouge nous plonge d’entrée dans l’ambiance de l’après guerre, où les histoires d’amour se font et se défont aux couleurs du jazz. Les fonds de scène projetés par des image 3D rendent hommage aux peintres français Dufy, Renoir, Utrillo, Rousseau, Van Gogh et Toulouse-Lautrec. Les couleurs et atmosphères se retrouvent dans chaque tableaux pour des rendus très spectaculaires. Les décors mobiles que déplacent les danseurs aux rythmes effrénés des chorégraphies, comme cette colonne Morris qui se transforme en comptoir des Galeries Lafayette, sont de belles trouvailles. Un Américain à Paris c’est aussi l’histoire d’amitié et d’amour entre quatre artistes qui auront tour à tour leur heure de gloire. 

De bout en bout, cette partition est une ode à l’optimisme au travail, à l’imagination, à la ténacité et à l’amitié avec en toile de fond la France de l’après guerre. Cette belle production, teintée de jazz, de chansons avant l’heure met en scène de façon spectaculaire, une trentaine de comédiens, chanteurs et danseurs, tous plus fascinants les uns que les autres dans ces chorégraphies et numéros de claquettes réglés au millimètre. La partition musicale entrecoupée de sublimes chanson d’amour, est servie ici par des pointures du genre : la sorpano Leanne Cope éblouissante danseuse et chanteuse qui excelle dans le rôle de Lise Dassin, Ryan Steele (Ténor) qui campe un Jerry Mulligan bourré de vitalité, d’optimisme et de bonne humeur, Zachary Prince dans le rôle d’Adam Hochberg (le double de George Gershwin !). La mezzo sorprano Emily Ferranti, la sulfureuse mécène Milo Davenpor ( et là c’est un beau clin d’oeil à Betty Guggenheim) et joue à merveille de son charme et de sa large étendue vocale. Décors impressionnants, costumes soignés scintillants, chorégraphies spectaculaires, Christopher Wheeldon signe là une mise en scène d’un très haut niveau. Le spectacle idéal pour les fêtes de fin d'année.

Jean-Christophe Mary pour www.micmag.net
Théâtre du Châtelet
2, rue Edouard Colonne 1er
01 40 28 28 40
A 20h
de 20 à 119 €.
2 h 42
Langues Anglais surtitré français

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