
La guerre civile et le régime franquiste affectent profondément la vie culturelle espagnole et particulièrement la littérature. Rafael Alberti, Juan Rámon Jiménez ou Pedro Salinas comme de nombreux autres artistes s’exilent. Federico Garcia Lorca est assassiné. Ceux qui restent ? « En littérature, les artistes vivent une période de réflexion existentielle : de nombreuses questions sont posées face aux malheurs que vit l’Espagne et une vision pessimiste de la réalité domine à travers des thèmes comme l’angoisse, la peur, la solitude, la mort, le désespoir, la cruauté » nous dit Philippe Merlo- Morat dans son ouvrage Littérature espagnole contemporaine(PUF).
Il faut attendre la mort de Franco, en 1975, pour voir souffler un vent de liberté sur la création. La littérature, peut-être parce qu’elle a été la plus malmenée, explose. Se diversifie. Les maisons d’éditions se multiplient. Le marché du livre s’ouvre… Quarante ans plus tard, comment se porte la littérature espagnole ? Quelles sont ses spécificités ? Quels sont ses auteurs emblématiques ? Micmag.net a creusé la question et a trouvé des réponses auprès, de Claude Bleton, traducteur, Philippe Merlo-Morat, professeur à l’université Lumière Lyon 2, mais aussi de Jean-Marie St-Lu, traducteur.
Claude Bleton " Victor del Arbol est un génie du scénario, des âmes noires et des âmes damnées ! ", lire l'article
Philippe Merlo-Morat : « Quand je dis « roman espagnol contemporain », je le date à partir de 1975, après la mort de Franco », lire l’article
Jean-Marie St-Lu : « J’ai pratiquement traduit toute l’oeuvre de Juan Marsé, hors mis ses tout premiers romans. », lire l’article
Et pour en savoir plus, lire aussi :
Carlos Ruiz Zafón : « Mes romans peuvent se lire comme une lettre d’amour à la littérature » Depuis la publication, en 2001, de L’Ombre du Vent, Carlos Ruiz Zafón est l’auteur espagnol vivant le plus lu au monde. Aujourd’hui, il confie à Micmag son amour de la littérature et de sa ville natale, Barcelone.
Rosa Montero : « Même dans des sociétés industrielles comme la nôtre il existe toujours du sexisme » Honorée par de nombreux prix littéraires, Rosa Montero est une journaliste et une romancière aimée et respectée dans son pays, l’Espagne. Aujourd’hui, elle répond aux questions de Micmag.net, après la parution de son ouvrage « L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir », édité chez Métaillé.
Víctor del Árbol : " L'existence est un acte de rébellion" L’écrivain espagnol Víctor del Árbol est l' auteur de "La Tristesse du Samouraï", qui lui a valu le prix du Polar européen 2012 du Point. Il vient de publier "La maison des chagrins", qu'il qualifie de roman de "survivants". Rencontre.
Et pour vos lectures
Le fils du père , le malheur en héritage de Victor del Arbol
Berta Isla de Javier Marias Cette putain distinquée de Juan Marsé Deux hommes de bien, Arturo Pérez-Reverte, Seuil 2017
Avant les années terribles, le martyre des enfants-soldats
Tout ce qui fait BOUM de Kiko Amat, Asphaltes, 2015 L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir de Rosa Montero, Métaillé, 2015 La chasseuse d’astres de Zoé Valdès, JC Lattès 2014 La maison des chagrins de Victor del Arbol, Actes Sud, 2013 Exercices de survie de Jorge Semprun, Gallimard, 2012 Le prisonnier du ciel de Carlos Ruiz Zafon, Robert Laffont, 2012 Le goût de du mezcal de Miguel Sandin, JC Lattès 2013 Calligraphie des rêves de Juan Marsé, Christian Bourgeois, 2012 La vie de nos morts de Francisco Gonzalez Ledesma, Rivages 2011
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